Pour dénoncer le Levothyrox, un rassemblement est organisé demain matin

  • Publié le 06/10/2017 à 13h51
Pour dénoncer le Levothyrox, un rassemblement est organisé demain matin

Illustration Medicament Levothyrox, Clermont le 07/09/2017 Photo R Brunel © Richard BRUNEL

L’association française des malades de la thyroïde organise des rassemblements dans toute la France. Elle revendique le droit de choisir son traitement. A Brive, il aura lieu, demain, à 10 heures, devant la CPAM.

« Ce que nous voulons, c’est pouvoir choisir notre traitement ». Laurence Klein, membre de l’association française des malades de la thyroïde (AFMT), fait partie de ces personnes qui ont pris du Levothyrox et ont ressenti des effets secondaires. « J’ai perdu mes cheveux et j’ai été dans une situation de grande fatigue ». Demain matin, à 10 heures, elle sera devant la CPAM de Brive à la suite de l’appel national de l’AFMT. « Je ne sais pas si nous serons nombreux et mais j’y serai. »

Ce que les malades demandent ? « Faire reconnaitre notre demande, notre souffrance ainsi qu’avoir le choix entre l’Euthyrox et le Levothyrox ». Seulement, le choix, Laurence ne l’a pas. Elle a été obligée de stopper sa prise de Levothyrox. « J’étais vraiment mal, explique-t-elle. Depuis que je ne prends plus rien je suis en forme ». Mais elle ne va pas pouvoir continuer longtemps sans traitement. « Tous les matins je vais dans les pharmacies pour avoir mon médicament, raconte-t-elle. Je n’ai toujours rien ».

Un problème de fabrication

Pour elle, le problème vient de la fabrication de la molécule. « Les laboratoires Merck ont ouvert une usine en Chine, indique-t-elle. Merck ne pourra pas reculer vu l’argent qu’ils ont investi. Il faut que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, que c’est un problème de dosage et que ça ira mieux dans le temps. C’est faux ! C’est cette fabrication qui cause des problèmes. C’est un véritable scandale sanitaire. »

Lundi matin, 90.000 boîtes d’Euthyrox ont été livrées dans les 22.000 officines françaises. « L’Allemagne a donné tout ce qu’elle a pu, relation Christophe Chastanet, directeur du distributeur OCP. Nous, nous avons effectué des livraisons chez nos clients, à savoir 170 pharmacies en Corrèze, Haute-Vienne et Dordogne. »

Aux alentours du 15 octobre, les patients pourront se procurer du L-Thyroxin en générique ou buvable. « Ce dernier est destiné aux bébés, aux personnes avec des problèmes de déglutition et les personnes âgées, souligne Laurence. En dernier recours, nous pourrons avoir de l’Euthyrox ». Un procédé qui ne lui plaît pas, comme aux autres membres de l’association française des malades de la thyroïde. Demain matin, la Briviste n’espère pas être seule devant la CPAM. « C’est un problème urgent, les gens ont le droit de savoir ! »