Il y a un an l’AFMT était invitée à l’assemblée nationale

Le 12 avril 2006, l’Association Française des Malades de la Thyroïde se déplaçait à Paris, à l’Assemblée Nationale
Les deux co-présidentes, des membres du Bureau et du Conseil d’administration, ainsi que des adhérents étaient présents sur le parvis de l’Assemblée Nationale, lieu de rendez-vous.
C’était la veille du triste anniversaire de Tchernobyl, 20 ans déjà, il était important que l’association fasse le point sur les différentes démarches en cours.
Michèle Rivasi (fondatrice de la CRIIRAD) a présenté les intervenants et a insisté sur le mensonge de Tchernobyl.
Maître Fau a expliqué l’expression de « délit pour tromperie aggravée » puisque- telle est formulée la plainte de plus de 500 adhérents. « Tromperie » puisqu’il y a eu dissimulation d’un produit et « aggravée » car il y a eu danger pour la santé humaine. Il insiste aussi sur la nécessité d’une « nouvelle qualification pénale » puisqu’une nouvelle problématique arrive : les conséquences sont d’ordre social et non plus seulement individuel, suite à ce type de catastrophe. Mais les instruments du droit pénal relèvent du politique ; avec la proposition, le vote et l’application ! de nouvelles lois.
Chantal L’Hoir et Chantale Garnier : disent que ce mensonge persiste car on entend encore, trop souvent, que les pathologies thyroïdiennes ont beaucoup augmentées grâce à une meilleure détection. C’est certainement le cas en Corse, département un des plus touchés !
Il y était question des investigations menées par la juge Bertella-Geoffroy (aboutissant à la mise en examen de Monsieur Pellerin mercredi 31 mai 2006).
Jean-Charles Chatard, journaliste, n’a pu diffuser son film Corse, le mensonge radioactif en métropole à la télévision, alors qu’il l’a été en Corse le 29 mars 2006. Seules des salles indépendantes comme l’Utopia à Toulouse l’ont proposé. Il nous apprend aussi que ce jour même, le 12 avril 2006, vient d’être votée à l’unanimité par l’Assemblée Corse une recherche épidémiologique, demandée à plusieurs reprises par lAFMT en métropole.
Enfin Madame Taubira, députée, évoque une proposition de loi visant à la reconnaissance et à l’indemnisation des personnes victimes des essais ou accidents nucléaires, ayant « pour objet d’établir la présomption d’un lien de causalité entre, d’une part les essais ou accidents nucléaires et, d’autre part les pathologies développées par les personnels, civils ou militaires, ayant travaillé sur les sites concernés ainsi que la population présente dans les zones contaminées. Nous avons également reçu le soutien de madame Corinne LEPAGE
Cette conférence de presse, riche en informations l’a été aussi en événements. De fait, il nous a été interdit de dérouler la banderole de l’AFMT, ce que nous avons fait malgré tout, de notre plein gré, au nom de la liberté de parole et d’information. Nous n’en sommes pas arrivés jusqu’à l’altercation avec les forces de l’ordre, mais il est clair que notre association gênait dans cette Assemblé Nationale. Il a fallu l’intervention de Monsieur Noël Mamère pour que les journalistes puissent enfin filmer.
La démocratie prend des allures parfois singulières en France
Sylvie Anahory