Levothyrox. Un document interroge sur l’utilité de changer de formule

  • Un document dévoilant les effets indésirables de l’ancienne version Levothyrox interroge sur l'utilité du changement de formule.
    Un document dévoilant les effets indésirables de l’ancienne version Levothyrox interroge sur l’utilité du changement de formule. | AFP

Fallait-il changer la formule du Levothyrox ? C’est la question que soulève un document dévoilé ce mardi par Le Parisien.

En mars 2017, le laboratoire Merck défrayait la chronique. La nouvelle formule du Levothyrox, médicament à destination des personnes souffrant de problèmes de la thyroïde, est accusée de provoquer des effets indésirables chez certains patients.

Alors que le procès de l’action collective engagée contre le laboratoire Merck par des patients ayant utilisé la nouvelle version du Levothyrox doit avoir lieu le 1er octobre, Le Parisien révèle un document qui interroge l’utilité de changement de formule.

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Extrait du compte-rendu réalisé par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), ce document datant de 2012 détaille les effets indésirables du Levothyrox ancienne formule déclarés par les patients.

« Perplexe sur la décision de changer de formule »

« Dans ce rapport, on lit que de juin 2009 à juin 2011, 18 cas de déséquilibres de la thyroïde, notamment des hypothyroïdies, ont été « validés », puis cinq entre juillet et décembre 2011 », rapporte Le Parisien. Le changement de formule sera décidé quelques mois plus tard.

Ce document suscite l’indignation d’Alain-Michel Ceretti, le président de France Assos Santé, collectif de 72 associations d’usagers de la santé : « On parle donc de 23 cas d’effets indésirables validés sur deux ans, sachant qu’il y a trois millions de personnes qui le prennent chaque année ! Il est urgent de savoir qu’est-ce qu’espérait l’ANSM à ce moment-là. Aucun médicament prescrit sur de tels volumes ne peut faire moins. Ça laisse perplexe sur la décision de changer de formule ».

Il poursuit : « Avec 23 cas, on semble loin du tsunami qui aurait justifié la décision brutale et mal accompagnée du changement de formule. Si on a bougé pour 23, on pourrait attendre la même chose pour les milliers d’effets déclarés aujourd’hui »

Contactée par le quotidien, l’ANSM a indiqué que « si le nombre de cas est un outil, c’est un ensemble de données qui déclenchent des investigations plus poussées »« Parfois, un seul cas suffit à détecter des anomalies » a continué l’agence. « Grâce aux signaux, des analyses en laboratoire ont été menées et ont démontré une diminution de la teneur en principe actif dans le temps pouvant causer des déséquilibres » a-t-elle notamment déclaré.