Enfin des nouvelles de notre escapade Paris Nantes Brest…..

Le lundi 5 nous étions à Paris

Là encore un moment fort dans l’histoire de notre association

-Le lundi 5 nous étions à Paris

Là encore, un moment fort dans l’histoire de notre association.
Nous ne l’avons annoncé que le dimanche précédent: la présence d’Anny Duperey qui est venue nous soutenir avec son amie Annie Lemoine, présentatrice de télé, qui a expliqué de façon émouvante comment elle a perdu sa maman avec la nouvelle formule. Un drame de plus.
Les médecins proches de l’AFMT étaient heureux de se retrouver avec Maître Bertella et ces personnalités à la grande réputation humaniste. Cela n’a jamais été facile dans l’Histoire  de s’opposer à ceux qui prétendent avoir la science infuse et dictent aux autres leur loi. Comme dirait Galilée : »Et pourtant elle tourne….

« 
Comme d’habitude, les médecins Jacques Guillet et Gerard Bapt ont été sollicités par un auditoire attentif. Nous a rejoint le docteur Marie Hélène Lemoine, travaillant au CHU de Saint Quentin en tabacologie. Quelle chance d’avoir de plus en plus de médecins à nos côtés!
Dans la salle, le docteur Guillet a compté plus de 220 personnes.

 

 

Sylvie Robache membre d’honneur est venue nous soutenir pour cette soirée, heureuse rencontre bien méritée avec Anny DUPEREY

 

Le 6  février nous étions au Ministère de la santé

Cela s’est passé en deux volets:
De 13h à 14h, une commission d’écoute afin que cette affaire serve aux autres.
De 14H à 17h, une rencontre avec les responsables de l’ANSM et de la Direction Générale à la Santé et, de façon paritaire, avec les représentations du monde de la santé.
S’étaient joints à nous 3 médecins: le docteur Sopena, généraliste à la retraite, Marie Hélène Lemoine, pour qui c’était un baptême du feu  et le docteur Jacques Guillet, fidèle de toujours.
On a fait un état des stocks en pharmacie.
On a déploré les carences globales de la distribution.
On a reçu l’assurance que le L.Thyroxine Henning étant pérennisé, il n’y aura plus de rupture de stock.
Très bonne nouvelle: le Tirosint, produit suisse du laboratoire Genevrier, est pérennisé à notre demande et  à celle de plusieurs collectifs. Ce sont des capsules molles avec quasiment aucun excipient, très demandées aux USA et qui seront remboursées. Ce produit est plus rapidement absorbé par les parois stomacales, ce qui permet une plus grande efficacité.
Fait notable, un des responsables des endocrinologues libéraux a eu le courage de dire qu’il serait peut être temps de parler de crise sanitaire….Il a été applaudi. Certes, cela n’aura pas fait le bonheur du Professeur Robien, responsable des endocrinologues hospitaliers…. adepte convaincu de la validité  du « nocebo» dans cette crise. Madame Anne Claire Amprou, directrice de la DGS, de rajouter qu’ils n’ont jamais employé le mot «nocebo» à notre encontre…. Soutenue par madame Christelle Ratignier-Carbonneil, sous directrice de l’ANSM….
A noter: si l’état de crise sanitaire est reconnu, (et c’e n’est pas encore gagné), la patente sur l’ancienne formule peut être reprise par l’Etat français  et octroyé à une autre firme. Ce qui serait l’idéal, car il faut le choix, il en va de la démocratie sanitaire surtout  par rapport aux autres pays européens. Bon, on commence à voir une petite ouverture. On peut s’imaginer le remue-ménage qui risque de s’ensuivre. Le temps sera juge….
Ce qui est certain c’est que que cette affaire fera date dans les annales de leurs services. Merci au soutien de vous tous, les malades, et merci aussi aux scientifiques qui sont montés au combat dans l’arène périlleuse du pouvoir.

 

        

 

Le retour a été moins drôle: quand on est sorti du ministère, il a  d’abord commencé à neiger… Dans une ambiance glauque, des infirmières manifestaient entre des cars de CRS…Quelle tristesse ce gâchis humain, tout cela parce qu’il y a des actionnaires qui misent sur nos têtes au nom de la rentabilité.
Evidemment, arrivés à 17h à Orly, nous avons été le premier avion à… ne pas partir. Jusqu’au lendemain 11 h, bloqués dans l’aéroport. Une expérience dont on se serait passé.
La protection civile avait dressé des centaines de lits de camps

et là, badaboum, évidemment entre les courants d’airs  et les  centaines de gens réunis, c’était bon pour se prendre tous les virus de France et de Navarre….Il faut être motivé…..On s’en souviendra Mais ce n’est pas tout…. A 11h enfin, un avion a été mis à disposition grâce à  une ouverture climatique. Nous voilà heureux de pouvoir retrouver nos douces pénates, mais en général, quand cela démarre mal, c’est la loi des séries. Heureusement, je vous rassure, cela s’est terminé finalement « bien ». Mais revenons au début de notre vol: j’avais trouvé un bruit bizarre venant d’un moteur mais bon, n’étant pas mécano, je ne pouvais juger. Arrivé à Toulouse, l’avion allait à une telle vitesse que, à peine posé, il a été obligé en bout de piste de remettre les gaz et de décoller à pic.  Une grosse émotion. Silence de tous, le cœur serré. Pour le même prix, on a fait deux fois le tour de l’aéroport. Quand l’avion s’est posé en bout de piste, tout le monde a applaudi. Cela devait être un problème de dégivrage? Une belle frayeur en tout cas.

Et ce n’était pas fini ! Arrivés à notre village, nous sommes tombés sur des agriculteurs en colère qui avaient bloqué la route et le carrefour.

 

 

 

 

Arrivé au village

Les agriculteurs en colère qui avaient bloqués la route et le carrefour.

Le lendemain le 8 nous repartions pour Nantes

 

-Le lendemain, le 8, nous repartions pour Nantes

Là étaient présents:
Le docteur Catherine Noël, angiologue à Rennes, Madeleine Alloncle, présidente d’une association contre le sang contaminé, Chantal L’Hoir, le docteur Jacques Guillet et Murielle Salomon, responsable d’Occitanie.
Chantal Biland nous avait bien aidé à préparer cette réunion qui devait réunir 120 personnes.

-Le 10 février,à Brest, un moment historique dans l’histoire de l’AFMT avec le record du plus grand nombre de présents:
1000 dans la salle, 400 dans le hall d’entrée, et 300 dehors dans la pluie…

Une grosse déconvenue pour ceux qui avaient fait un grand déplacement. Même des journalistes venant de Paris se sont vu refuser l’entrée. Quel gâchis et combien de rancœur pour certains…On tâchera avec Nathalie Goeury et les autres de réparer cela.
Étaient présents: une responsable aux affaires sanitaires de la mairie de Brest, le docteur Gerard Bapt qui a été longuement applaudi, c’est vrai qu’il était le premier et peut-être dernier député à soutenir Irène Frachon dans son combat contre le médiator, un homme de conviction mais avant tout médecin cardiologue . Avec le docteur Guillet, ils ont toujours répondu présent aux malades….Des abbés Pierre de la médecine, des perles rares par les temps qui courent. Ainsi que: Catherine Noël, angiologue à Rennes à nos côtés, Nathalie Geoury, membre de l’AFMT et porte parole pour la Bretagne, Martine Arz pour le «collectif levo nouvelle formule Breizh».
Beaucoup d’échanges, de nombreuses adhésions. C’est vrai que la Bretagne est une terre de convictions, cela nous a fait chaud au cœur.Comme je le redis, l’AFMT ne peut que soutenir les collectifs. L’essentiel, c’est d’aller dans la même direction. La même quête  nous réunis, c’est celle du respect des soins, le droit le plus élémentaire pour lequel nos vieux se sont battus. Regardez l’histoire de Pierre Larroque fondateur de la sécu à la sortie de la guerre et ce qu’il en est advenu aujourd’hui….Il doit, comme on le dit, se retourner dans sa tombe. La vie  est ainsi, c’est un éternel combat pour ne pas se faire phagocyter.

L’affaire du lévothyrox aura permis à  de nombreux malades de devenir citoyens de leur vie, de s’exprimer. C’est capital  et plus rien n’arrêtera cet élan. Cela restera un acquis  majeur de cette crise,  acquis dont nous ne pouvons que nous féliciter.