LE MANNITOL EN QUESTION: ALLIÉ SANITAIRE OU GIGANTESQUE ESCROQUERIE?

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Janvier 2017: A la suite d’une infection bégnine je commence à perdre le sommeil. Je m’endors à 6H après avoir bataillé toute la nuit sans trouver le sommeil, épuisée mais énervée en même temps. Impossible de faire le lien, mon médecin m’a prescrit des probiotiques pour lutter contre les infections dues à l’eau de piscine, rien de plus normal. Je continue le traitement, j’avale 3 quarts de Lexomil chaque nuit et le sommeil s’enfuit toujours plus loin malgré la fatigue grandissante.

Quelques mois passent, le printemps arrive, j’ai toujours des problèmes de sommeil. Je vais chercher mon Levothyrox (je n’ai plus de thyroïde), les paquets ont changé de couleur, je n’y prends pas garde, ce médicament est vital pour moi et je suis obligée de faire confiance aux laboratoires.

Les problèmes d’insomnies persistent et se doublent de nouveaux problèmes: impatiences, acouphènes pulsatiles (j’entends battre mon coeur dans la tête), tachycardie, perte de l’appétit, nausées, je pense être fichue.

Fin mai les acouphènes pulsatiles s’installent définitivement, de jour comme de nuit, l’angoisse me prend, je visite tous les médecins possible, je passe du généraliste au spécialiste des acouphènes, du cardiologue à la sophrologue en passant par le nutritionniste, tous me disent que c’est nerveux, je dois me calmer etc etc… je dépense des sommes folles, mes nuits ne s’améliorent pas, mon état se dégrade encore, je n’ai plus envie de rien et puis je me dis que c’est fini, c’est irrécupérable, mes neurones sont à bout…

Je prends rendez-vous chez le neurologue, il me pose quelques questions puis me regarde droit dans les yeux « je suis le meilleur neurologue du monde » me dit-il en riant, allez voir le psychiatre, je ne peux rien pour vous, tout est dans votre tête!

Je ressors décomposée, plus mal que jamais, je crois devenir folle à force d’entendre mon coeur taper dans ma tête. Pour me soulager mon généraliste me donne un bêta-bloquant, j’ai du mal à le supporter, je crois étouffer. Je retourne donc le voir, il me prescrit des anti-dépresseurs, que je refuse de prendre, c’en est trop, il y a autre chose, certainement, je ne vais pas continuer à me droguer ainsi, Lexomil, bêta-bloquant, maintenant anti-dépresseur.

Octobre 2017: Je suis toujours dans le même état. J’ai repris mes activités, fatiguée, déprimée, épuisée, je ne veux pas lâcher.

Depuis quelques temps j’ai entendu parler des effets du nouveau Levothyrox mais je suis persuadée que tout vient de moi, de ma tête, tous les médecins me l’ont dit! Finalement je fais un bilan thyroïdien sur les conseils d’une amie et je découvre que les résultats ne sont pas ce qu’ils devraient être, la TSH a monté terriblement et prouve que mon traitement me joue des tours. Je commence à soupçonner la nouvelle formule du Levothyrox très sérieusement.

Fin octobre 2017: Je parviens à trouver une boite de Levothyrox ancienne formule, j’en prends 3 semaines puis je refais une analyse, la TSH a baissé d’un point. Il faut minimum 3 mois pour rétablir le fonctionnement thyroïdien. Mes troubles s’atténuent cependant, je dors mieux, déjà. Une amie me fournit bientôt en Euthyrox italien. Mais je remarque une chose, régulièrement j’ai un pic d’insomnies et une recrudescence des acouphènes pulsatiles, je mets ça sur le compte du produit qu’il faut éliminer seulement voilà, un soir, je rentre de la piscine, j’utilise les fameux probiotiques et c’est la goutte qui fait déborder le vase! Ma nuit est horrible, je prends du Lexomil et rien ne me calme, je me lève alors et je vais regarder la composition du produit utilisé: le mannitol est présent en grande proportion! Ce mannitol qui a remplacé le lactose de l’ancienne formule dans le Levothyrox nouvelle formule. Je comprends pourquoi je passe le martyr depuis plus d’un an, nous sommes en février 2018, depuis plus d’un an je pense être au bout et j’ai une véritable intolérance au mannitol que je soupçonne, je dis bien je soupçonne car je ne suis pas un scientifique, d’être un sérieux perturbateur endocrinien.

Ce récit est un peu long mais il est là en tant que témoignage. Combien d’utilisateurs de Levothyrox se sont retrouvés malades depuis le changement de formule, combien de gens sont insomniaques et prennent, toute la journée, sans le savoir, du mannitol utilisé comme excipient ou additif dans les plats cuisinés, les chewing-gum (E421) etc… La mannitol n’est certes pas le seul produit dangereux et nous vivons une époque où les révélations vont bon train sur tous les poisons que nous ingérons quotidiennement par aliments ou médicaments interposés, mais il doit être pris en considération car les faits sont là, il joue un rôle considérable sur la santé humaine.

Je rappelle aussi que l’expérimentation sur l’animal est parfaitement erronée et qu’elle continue quand même bien que des techniques beaucoup fiables soient à la disposition des chercheurs actuellement. Ceci pour préciser que bon nombre de médicaments sont expérimentés sur des organismes différents du nôtre et qu’aucune équivalence justifiée et justifiable ne peut être correctement émise. On se référera à ce propos aux 2 articles précédemment publiés dans ce blog, Lettre ouverte aux chercheurs des EPST et Le recours au « modèle » animal est-il anticonstitutionnel? par l’ex directeur de recherche au CNRS Claude Reiss. On y découvrira la vérité sur les laboratoires et le nombre ahurissant de morts que l’on compte chaque année à cause des effets secondaires des médicaments.

Dans le cade de l’affaire du nouveau Levothyrox, la justice a donné raison au laboratoire Merck face à des milliers de plaignants. A ce niveau les scientifiques ne sont que de vulgaires sous-fifres dont l’objectif n’est pas notre santé mais celle du monde financier. Il y a quelques jours le grand laboratoire allemand à essuyé l’affront de voir la démission de Nestlé face à une éventuelle reprise du groupe KGaA, l’activité « santé grand public » de Merck. Nestlé aurait-il senti le vent tourner? Et n’est-ce pas incohérent de voir ces immenses groupes financiers s’entre acheter pour être aux meilleurs places sur le marché de wall-street et la city réunis au lieu de concourir aux meilleurs résultats en matière de santé humaine? 4 milliards d’euros c’est pas rien pour un labo!

Je conclus cet article qui est le fruit d’une observation et d’un constat. Pour être véritablement complet il nécessiterait une investigation scientifique et un débat autour de la question de la finance. Je n’ai pas les moyens d’aller plus loin sur ce thème pour le moment mais je pose une question concrète face aux milliers de gens touchés par le problème du nouveau Levothyrox et d’autres produits contenant du mannitol: ce fameux mannitol est-il un allié pour notre santé ou une véritable escroquerie dont nous faisons tous les frais?

Karine POIRIER, 7 février 2018