Demande de rendez vous en urgence avec madame la Ministre Buzyn pour une reconnaissance de crise sanitaire.

Compte tenu de :

L’ouverture de l’enquête judiciaire et du nombre important (plus de 7 000)  « plaintes » de patient(e)s déjà recensées à  ce jour.

Du nombre considérable de patient(e)s ayant « switché » du LEVOTHYROX NF vers « un autre médicament « . Savoir s’ils sont 500 000, ou plus, n’a à ce stade, plus guère d’importance. On est face à un phénomène sanitaire de masse sans précédent.

– L’information majeure que constitue l’amélioration spectaculaire (67%) des patients ayant fait un tel « switch » par rapport à la simple « patience » ou à la seule « modulation de doses ».

– La reprise très large dans toute la presse et du retentissement dans l’opinion des problèmes liés à cette crise sanitaire du LEVOTHYROX;

– L’abandon total, y compris par ceux qui en avaient été les promoteurs, de l’hypothèse selon laquelle un tel phénomène de masse, inexpliqué, serait lié à un simple effet  « Nocebo »

Ceux qui pensaient qu’il suffirait « d’inciter les patients à la patience » pour que l’affaire se dégonfle d’elle même en sont pour leur frais.

S’agissant de MERCK

nous continuons à nous interroger sur le fait de savoir si cette entreprise n’a, comme elle le prétend, effectivement été en rien impliquée dans la décision de ce changement de formule d’un de ses produits phares. Et ce d’autant qu’elle présente cette décision, qui lui aurait été « imposée », comme « irréversible » alors même que « l’ancienne formule » continue à être produite et distribuée en Allemagne sous le nom d’EUTHYROX.

S’agissant de l’ANSM

  • (censée être l’Agence de SECURITE des médicaments) considérant : Qu’elle revendique que le changement de formule a relevé de sa seule décision

– Qu’elle a non seulement « validé « sa mise sur la marché mais a même été jusqu’à affirmer que « l’ancienne formule était de qualité inférieure à la nouvelle formule ».

Qu’à ce jour elle n’a pas rendu publique d’études pharmacologiques et moins encore cliniques justifiant ses décisions et ses  prises de position.

– Que le faible nombre « d’EI » (« événements indésirables ») enregistrés depuis de nombreuses années par la pharmacovigilance et possiblement imputables au LEVOTHYROX AF est sans commune mesure avec ceux en liaison avec l’introduction massive du LEVOTHYROX NF.

Qu’elle n’a pas pris en compte les données des expériences française et étrangères sur les difficultés entraînées par tout changement de traitement en Levothyroxine, négligeant ainsi l’impératif du « primum non nocere »

Qu’en imposant une généralisation d’un tel changement de traitement en l’absence de toute étude clinique préalable sur des patients et sans avoir auparavant envisagé de solutions de repli en cas de survenue de problèmes elle n’a pas respecté le « principe de précaution ».

Que, alors qu’un nombre de signalements  jamais enregistré pour aucun médicament a été  constaté  au niveau de la pharmacovigilance, elle a temporisé et a tenté d’en faire porter la responsabilité sur un supposé simple « effet nocebo ».

Qu’elle reconnaît elle même sa responsabilité en terme de  « défaut d’information ». A quoi s’est longtemps  ajouté son refus de prendre en compte la réalité des symptômes, souvent graves, pourtant rapportés par des milliers de patients.

Pour toute ces raisons nous sommes en droit de considérer que l’ANSM a été, et est encore, trop engagée dans la survenue de cette crise sanitaire pour qu’elle puisse être à la fois juge et partie dans la recherche tant de ses causes, à ce jour encore inconnues, que des solutions à y apporter.

 

Nous  demandons donc, au nom des patients que nous représentons,  à rencontrer d’urgence Mme Agnès BUZYN, Ministre des Solidarités et de la Santé pour évoquer avec elle les divers aspects d’une crise sanitaire qui concerne, au quotidien, 2,6 millions de patients

 A cette occasion nous lui demanderons, notamment, de missionner en urgence  l’IGAS pour faire un point objectif sur l’ensemble des aspects de cette crise sanitaire.

 

L’AFMT et son comité scientifique