Communique des Docteurs  Gérard BAPT et Jacques GUILLET Médecins conseil de l’AFMT

L’ANSM a levé la restriction de prescription de la L-thyroxine en gouttes du laboratoire Serb qu’elle avait imposée en catastrophe dès septembre 2017 : mieux vaut tard que jamais !

Mais faut-il remarquer qu’en raison du transfert généralisé obligatoire du Levothyrox AF vers son générique le Levothyrox NF, sans recours possible vers une autre spécialité en comprimés, la restriction de prescription du produit en gouttes de Serb avait conduit certains patients, notamment cardiaques, présentant des EI graves, à rester dans une situation à risque aggravé ? Il en été de même pour les femmes enceintes ou des patients cancéreux…Il nous apparait urgent que la ministre de la santé sorte de son immobilisme et diligente une mission IGAS sur la gestion de la crise sanitaire, provoquée par la décision de l’ANSM de mars 2017 qui a conduit plus d’un demi-million de patients à abandonner le Levothyrox NF. Il nous apparait aussi indispensable que soit mis en place un groupe de travail scientifique indépendant, comme réclamé à deux reprises par le CRPV de Rennes, pour faire la lumière sur ce que la ministre elle-même avait qualifié « d’inconnue scientifique » concernant les deux tiers des patients présentant des EI graves et dont la TSH est restée dans les normes.

Saint –Jean, le 29 mars 2018

Docteur Gérard BAPT, Cardiologue, Député Honoraire

Docteur Jacques GUILLET, Pédiatre et biologiste des hôpitaux