Les représentants de 1.219 médecins signataires d’une lettre ouverte échouent à rencontrer la ministre de la santé

Une honte de plus….

 

 

Communiqué de presse : Lettre ouverte à Mme BUZYN du 18/09/17 :
Compte-rendu de délégation au ministère de la santé.
Lettre signée par 1220 médecins Hospitaliers, les syndicats médicaux (AH, AMUF,
SNMHFO, SNPEH, SPEP Rhône Alpes, SPH, SNPHAR e, USP, syndicat mixte des cadres
UFMICT-CGT, collectif MDRHP) et soutenue par le CDOM 38.
Paris le 20/03/2018
Ce jour, une délégation de médecins parmi les 1220 médecins signataires à ce jour de la
lettre ouverte du 18/09/17 s’est présentée, comme annoncé au ministère, pour être
reçue par la ministre Mme Agnès BUZYN.
La délégation n’a pas été reçue par la ministre. Elle a été reçue par M. Raphael YVEN
directeur de cabinet de la Direction Générale de l’Offre de Soins et par le Dr Gregory
EMERY sous-directeur adjoint à la performance des établissements hospitaliers.
Ils ont pris note de notre demande de rendez-vous et la transmettront. Ils ont présenté
leurs excuses au motif qu’aucune réponse n’a été apportée jusque-là.
Nous avons bien précisé que notre demande de rencontre avec la ministre se situait en
amont de la soi-disant concertation car celle-ci ne répondait en aucun cas à nos
demandes.
Nous réclamons seulement l’ouverture d’une discussion sur :
– La pénurie médicale organisée de longue date,
– Un moratoire sur la fermeture des lits, des services et des établissements ainsi
que de la mise en œuvre autoritaire des GHT et de la réduction des effectifs,
– Un rééquilibrage de la gouvernance des établissements avec un retour des
prérogatives décisionnelles des CME,
– La fin de l’enveloppe fermée de l’ONDAM et le maintien des principes de la
Sécurité sociale.
Pendant ce temps nous voyons les effets délétères des politiques successives mises en
place par les précédents gouvernements et poursuivies par le gouvernement actuel qui
refuse de nous recevoir. Nous avons vu ces dernières semaines la situation des services
des urgences. Nous avons vu des pertes de chance, nous avons vu des décès.
Mme la Ministre, en n’écoutant pas les médecins hospitaliers vous mettez en danger la
santé de tous les Français.
Contact :
Dr Eric le Bihan (92) : eric.le-bihan@aphp.fr
Dr Bruno Caron (38) : 06 683 684 47
Dr Claire Gekiere (73) : 07 88 18 76 12
Dr Véronique Payen (38) : 06 43 37 98 66
Dr Christophe Prudhomme (93) : 06 83 25 98 90
Dr Olivier Varnet (95) : 06 10 59 28 35
Dr Cyril Venet (38) : 06 68 02 80 73
Signature par mail précisant : Nom Prénom Spécialité Titre Fonction Hôpital d’exercice
à : lettrouverteammebuzyn@gm

Notre combat : la défense de la Déontologie !

 

Cher(e)s Collègues, cher(e)s ami(e)s

Ce rassemblement devant le ministère d’une trentaine de médecins parmi les 1219 signataires de la lettre ouverte à Agnès Buzyn ministre de la Santé est un acte considérable en défense de la déontologie médicale. C’est ce qui fait sa force.

Les médecins ainsi rassemblés ont lu ensemble, en chœur, le Serment d’Hippocrate, ce serment que nous prêtons lors de notre soutenance de thèse à la Faculté. En effet si d’autres professions sont assermentées, telle celle des avocats, la nôtre l’est à un niveau supérieur. Notre loi est consacrée dans un Code, le code de déontologie qui se termine par le Serment d’Hippocrate.

Ce serment nous vient de cette illustre école de médecine, celle d’Hippocrate de Cos, contemporaine et fille du siècle de Périclès. Ce siècle fit faire un bond à la civilisation, il y a près de 25 siècles.

Quels sont les principes de notre déontologie :

– l’indépendance professionnelle, pour exercer comment ?

 » Pour donner des soins consciencieux correspondant aux données acquises de la science . »

Dans consciencieux, il y a conscience. C’est cette conscience qui est attaquée par ces lois successives, la loi HPST  de Roselyne Bachelot, la loi santé de Marisol Touraine, et maintenant le plan santé d’ Agnès Buzyn.

Ces lois ont en commun de réduire nos moyens, et de nous fixer des objectifs étrangers aux besoin des malades. Elles nous IMPOSENT des objectifs  – l’ ONDAM et ses corollaires multiples- qui sont étrangers à la médecine et aux intérêts des malades, et nous obligent a contrevenir à notre LOI celle d’Hippocrate et du code de déontologie.

Elles nous associent – par les nouvelles règles de la gouvernance – à des forfaitures anti- déontologiques.

 Alors que notre grand principe déontologique est que nous n’avons pas d’obligation de résultats, mais une obligation de moyens.

– le secret médical qui est le secret des malades, gage de la confiance entre lui et son médecin. Ces lois le remettent en cause régulièrement

Ces principes doivent rester intangibles pour la survie d’une médecine humaine, humaniste, hippocratique.

Ce devoir déontologique nous en avons hérité des plus hautes valeurs de la civilisation. Hippocrate et son école ont fait avancer la civilisation il y a 25 siècles. Les gouvernements ne sont que peu de choses par rapport à tout cela, ils sont éphémères… mais ils peuvent beaucoup détruire, en peu de temps, ce que l’humanité civilisée a durement bâti en de nombreux siècles.

Ce que font les signataires de la lettre ouverte à Agnès Buzyn, ce que nous venons de faire lors de ce rassemblement, de cette conférence de presse, c’est un acte de défense de la civilisation.

Allons de l’avant, faisons connaître notre appel, faisons  de nouvelles signatures. Agnès Buzyn doit nous recevoir.

Dr François Paraire

Médecin honoraire des Hôpitaux de Paris AP-HP.

Paris,  »Le Vauban » le 20 mars 2018 

Les « 1 204 praticiens hospitaliers » ne décolèrent pas après leur rassemblement avenue Duquesne

Publié le 20/03/18 – 17h41 – HOSPIMEDIA

Ils sont désormais plus de 1 200. Les praticiens hospitaliers sont en colère. En septembre dernier, un collectif de 400 professionnels de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait adressé une lettre ouverte à la ministre des Solidarités et de la Santé, alertant sur la « dégradation du service public hospitalier » (lire notre article). Depuis, le collectif n’en finit pas de s’étendre. Ce 20 mars, c’est devant le ministère des Solidarités et de la Santé qu’ils se sont donnés rendez-vous, non sans avoir écrit un nouveau courrier. « De plus en plus mal traités, de plus en plus mal considérés par les pouvoirs politiques, les médecins sont en grande souffrance et leur mission auprès des malades se trouve entravée« , déplorent-ils.

Médecins, chirurgiens, radiologues, biologistes, chirurgiens-dentistes et pharmaciens souhaitaient obtenir une entrevue auprès du cabinet de la ministre. L’objectif ? Ouvrir la discussion sur leurs revendications. Ils dénoncent notamment la pénurie médicale et demandent la suspension des fermetures de lits, services et hôpitaux avec les groupements hospitaliers de territoire (GHT), le rééquilibrage des pouvoirs à l’hôpital et une rupture avec les enveloppes contraintes et l’objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam). « C’est la raison même de notre mouvement« , résume à Hospimedia, le Dr Olivier Varnet, l’un des porte-paroles du mouvement.

C’est finalement par la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) que les praticiens ont été reçus ce 20 mars. Pas de quoi les satisfaire pour le moment. « Nous n’avons pu obtenir aucun engagement. Ils nous a notamment été indiqué que des concertations sont annoncées sur plusieurs sujets par le Gouvernement. Mais ce n’est pas ce que nous demandons« , poursuit Olivier Varnet. Ce 20 mars, les praticiens envisagent donc de nouvelles actions, encore en discussion. De son côté, la DGOS, contactée par Hospimedia, n’a, à l’heure où nous publions, pas donné suite.

Hôpital public : 1 200 médecins tirent la sonnette d’alarme

MARDI 20 MARS 2018 FRANÇOISE LAMBERT

Photographie : F. Blanc (CC BY-NC 2.0)

Le 20 mars, des représentants de 1 200 médecins hospitaliers signataires d’une lettre ouverte adressée à la ministre de la Santé se sont rassemblés devant le ministère. Ces praticiens, parmi lesquels des militants et adhérents FO, rappellent l’urgence à ouvrir une discussion sur la pénurie médicale, les fermetures de lits et de services, le financement et le management à l’hôpital.

Une délégation représentant 1 200 médecins hospitaliers signataires d’une lettre ouverte adressée en septembre à la ministre de la Santé a de nouveau alerté mardi 20 mars sur “la dégradation du service public hospitalier” qui “entrave” les missions des praticiens hospitaliers auprès de leurs patients.

Pénurie médicale organisée

Ces médecins, dont l’initiative est soutenue par le Syndicat national des médecins hospitaliers FO (SNMH-FO) et cinq autres organisations, demandent depuis plusieurs mois à rencontrer Agnès Buzyn. Sans réponse de sa part, ils se sont rassemblés le 20 mars sous les fenêtres du ministère de la Santé pour montrer leur détermination à obtenir l’ouverture de discussions sur “la pénurie médicale organisée de longue date”.

Ils revendiquent notamment la suspension des fermetures de lits, de services et d’hôpitaux, le rééquilibrage des pouvoirs à l’intérieur de l’hôpital et un financement de l’hôpital public fondé “sur les principes de la Sécurité sociale, rompant avec les enveloppes contraintes”.

Les mécontentements s’exprimeront le 22 mars

“La situation est insupportable, le gouvernement reste sourd aux demandes des médecins hospitaliers tout comme il n’entend pas celles des personnels des Ehpad”, a indiqué Yves Kottelat, secrétaire général de la fédération des services publics et de santé (SPS-FO), présent au rassemblement aux côtés du SNMH-FO. “Les mécontentements s’exprimeront le 22 mars, lors de la journée de mobilisation de la Fonction publique”,a-t-il ajouté.

Une délégation a été reçue par deux représentants de l’administration. Les médecins ont rappelé l’urgence à ouvrir une discussion sur la pénurie médicale, les fermetures de lits et de services, le financement et le management à l’hôpital. Ils restent dans l’attente d’une réponse à leur demande de rendez-vous avec la ministre de la Santé.

Les praticiens hospitaliers présents devant le ministère ont témoigné de situations très difficiles au sein de leurs établissements.

Fermetures de lits

Olivier Varnet, secrétaire général du SNMH-FO et neurologue à l’hôpital de Gonesse, a indiqué que dix des trente lits de neurologie de son établissement ont dû être fermés en janvier et février, “faute d’effectifs suffisants”.

Hervé Pichon, chirurgien orthopédiste au centre hospitalier de Voiron (Isère), a lui aussi pointé le manque de personnel dans l’hôpital où il exerce. Un phénomène qui touche autant les secrétaires médicales que les aides-soignantes, les infirmières ou les médecins, a-t-il précisé.

Défaillance institutionnelle

Véronique Payen, médecin aux urgences dans le même établissement, a témoigné de “conditions de travail difficiles” et de “retards dans les prises en charges” de patients. “Tous les jours, on craint la catastrophe”, a-t-elle déploré,“le nombre de passages aux urgences a doublé en dix ans, mais le personnel n’a pas évolué en nombre. On est face à une défaillance institutionnelle.”

Bruno Caron, médecin psychiatre à l’hôpital de Saint-Egrève (Isère), a fait état d’un délai d’attente d’un an pour obtenir une place dans le service de pédopsychiatrie, et de l’absence d’un médecin titulaire dans le service qui prend en charge les adolescents.

Nouveau cri d’alarme des médecins hospitaliers

Par  Le Figaro.fr avec AFP Mis à jour le 20/03/2018 à 15:19 Publié le 20/03/2018 à 15:18

Une trentaine de médecins hospitaliers se sont rassemblés mardi devant le ministère de la Santé, pour réclamer une rencontre avec la ministre Agnès Buzyn à laquelle ils ont adressé une lettre ouverte dénonçant une « maltraitance » de l’hôpital public. « Cela fait des mois que nous attendons une réponse de la ministre », explique Olivier Varnet, secrétaire national des médecins hospitaliers Force ouvrière. « Aujourd’hui nous avons décidé de venir quand même car la politique du gouvernement entraîne des décès sur les lits d’hôpitaux », a-t-il ajouté. 

Comme dans leur première lettre adressée à la ministre en septembre 2017, les médecins hospitaliers s’alarment d’une « pénurie médicale organisée », de fermetures de lits, de services et d’hôpitaux avec l’accélération des Groupements hospitaliers de territoires (GHT) ou encore d’embouteillages aux urgences.

« Nos revendications sont inchangées. Le problème c’est l’étranglement budgétaire et l’absence de contre-pouvoir à la direction dans les hôpitaux », explique le Dr Claire Gekiere, une psychiatre hospitalière de Savoie, qui parle de « maltraitance du personnel médical ». « Les hôpitaux sont gérés comme des entreprises mais on est le service public, on ne peut pas parler en termes de rentabilité financière », déplore Sylvie, une médecin-hospitalière, en agitant une banderole barrée du slogan : « Non au seul pouvoir du directeur de l’hôpital ». Les manifestants souhaitent « redonner un pouvoir décisionnel aux Commissions médicales d’établissement (CME) » qui, depuis la loi Hôpital Santé Territoire de 2009, ne sont plus que consultatives.

« N’avons-nous pas une responsabilité vis-à-vis de nos patients? », s’insurge de son côté Yves Kottelat, secrétaire général FO de la Fédération des personnels des Services publics et de santé, alors que des manifestants déclament le serment d’Hippocrate. 1.220 médecins hospitaliers de différents établissements publics de France ont signé à ce jour la lettre ouverte interpellant la ministre. Une délégation de 7 représentants a été reçue en fin de matinée par des représentants du cabinet d’Agnès Buzyn.

La rencontre n’a cependant débouché sur aucune annonce ni date de rencontre avec la ministre. « Je constate que la ministre ne reçoit pas une délégation représentant plus de 1.200 signataires. Nous nous sentons méprisés », a réagi le Dr Cyrille Venet qui a annoncé qu’ils « allaient continuer le combat » et participer à la journée de mobilisation du 22 mars.

Le Figaro.fr avec AFP

Pénurie médicale, fermeture de lits : ce que des hospitaliers en colère auraient aimé dire à Buzyn

Elsa Bellanger| 20.03.2018 le quotidien du médecin

Une délégation représentant plus de 1 200 médecins hospitaliers a tenté d’être reçue aujourd’hui par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Leur mobilisation fait suite à une lettre adressée en septembre à la ministre et restée sans réponse.

Ces chirurgiens radiologues, anesthésistes, biologistes ou pharmaciens ont créé un site, pour porter leurs revendications et souhaitent « engager le dialogue », explique le Dr Cyrille Venet, anesthésiste dans l’Isère, avant le lancement des « chantiers » annoncés par Agnès Buzyn. Selon lui, la situation devient « intenable » : « nous ne pouvons plus continuer à assumer notre tâche en étant si peu nombreux et dans des conditions si dégradées ».

Crédit Photo : S. Toubon

« Parce que nous sommes sur le terrain au quotidien, nous avons une expertise sur les problèmes de l’hôpital et nous voulons être associés à leur résolution. Le ministre du budget ne peut pas être le seul arbitre des décisions concernant notre système de santé » estime le Dr Véronique Payen, des Urgences – SMUR de l’Isère, et membre de l’association des médecins urgentistes (AMUF) de France.

Reçue par un membre de la direction générale de l’offre de soins (DGOS), qui a accusé réception de leur lettre, les médecins de cette délégation ont rappelé leurs priorités : un moratoire sur la fermeture des lits, de services et d’hôpitaux, un rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’hôpital, une discussion sur la pénurie médicale « organisée de longue date » et un financement sur les principes de la Sécurité sociale, « rompant avec l’ONDAM [dépenses de santé, NDLR] et les enveloppes contraintes ».

Source : Lequotidiendumedecin.fr

Les représentants de 1.219 médecins signataires d’une lettre ouverte échouent à rencontrer la ministre de la santé

PARIS, 20 mars 2018 (APMnews) – Une délégation de sept médecins hospitaliers, représentant 1.219 signataires d’une lettre ouverte qui demande l’arrêt de la fermeture de lits et de services ainsi que le rééquilibrage des pouvoirs dans l’hôpital, a été accueillie mardi par la direction générale de l’offre de soins (DGOS) à défaut de rencontrer la ministre des solidarités et de la santé, sans perdre espoir d’y parvenir, ont annoncé les professionnels de santé mobilisés, lors d’une conférence de presse.

« Au sein de cette délégation, quatre médecins étaient mandatés pour représenter un syndicat, les trois autres ne l’étaient pas », a précisé Cyrille Venet, responsable régional Rhône-Alpes du syndicat national des médecins hospitaliers (SNMH) FO, lors de la conférence de presse tenue mardi après-midi.

En septembre 2017, 400 professionnels de santé avaient réclamé dans une première lettre alertant sur « la situation catastrophique des hôpitaux » une rencontre avec la ministre des solidarités et de la santé (cf dépêche du 19/02/2018 à 15:28). Ils avaient reformulé cette demande en février (cf dépêche du 19/02/2018 à 15:28). Ils ont renouvelé l’initiative le 5 mars dans une seconde missive donnant pour date butoir le 20 mars. En l’absence de réponse, ils ont décidé de se rendre au ministère sans rendez-vous mardi à 11 heures.

A ce jour, « 1.219 médecins » radiologues, chirurgiens, psychiatres, radiologues, biologistes, chirurgiens-dentistes, pharmaciens hospitaliers ont signé la dernière missive, a précisé Cyrille Venet. « Nous avons du mal à comprendre pourquoi nous ne sommes pas reçus par la ministre de la santé ». Et d’arguer: « Nous sommes porteurs d’une lettre qui n’a pas de précédent historique, je crois, avec plus de 1.200 médecins de terrain signant avec ou sans syndicat ».

Figurent parmi les signatures, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf), le Syndicat des psychiatres de hôpitaux (SPH), le Syndicat des psychiatres d’exercice public (Spep) Rhône-Alpes, Avenir hospitalier, le SNMH FO ou encore l’Union syndicale de la psychiatrie (USP).

Interrogé par APMnews, Cyrille Venet a expliqué « garder bon espoir » d’être reçu par la ministre. Selon lui, les deux membres de la DGOS qui ont accueilli la délégation mardi ont promis de « transférer la demande de la délégation » et « de la motiver ». Il a ajouté que trois sénateurs de droite et de gauche ont par ailleurs demandé à la ministre « de nous recevoir ».

« Ouvrir la discussion » sur quatre thèmes

Lors de la conférence de presse, l’un des délégataires, Olivier Varnet, secrétaire général du SNMH, a indiqué que la DGOS a rappelé aux membres de la délégation « la tenue à venir d’une concertation avec les professionnels de santé sur la réforme en cours » sur la transformation du système de santé (cf dépêche du 09/03/2018 à 16:43).

« On leur a précisé que cette concertation ne s’intégrait pas dans notre requête », a poursuivi Olivier Varnet. « Nous voulons demander à la ministre d’arrêter une politique » menant à « la réduction les budgets hospitaliers, aux suppressions de postes et aux fermetures de lits et à l’aggravation de la situation des hôpitaux », en faisant référence à la baisse des tarifs hospitaliers (cf dépêche du 26/02/2018 à 15:14). « On a une analyse, un diagnostic de terrain qui n’est pas en accord avec les annonces formulées par le gouvernement en février », a abondé Véronique Payen, urgentiste au centre hospitalier (CH) de Voiron (Isère), également délégataire.

L’objectif des professionnels de santé mobilisés est « d’ouvrir la discussion » sur quatre thèmes: « la pénurie médicale organisée de longue date », « la suspension des fermetures de lits, de services et d’hôpitaux avec les GHT [groupements hospitaliers de territoire] », « le rééquilibrage des pouvoirs [administratif et médical] à l’intérieur de l’hôpital » et « le financement sur les principes de la sécurité sociale rompant avec l’Ondam », est-il indiqué dans la lettre du 5 mars.

Ils demandent aussi que la parole des médecins qui « sont en grande souffrance » soit « prise en considération ». Ils jugent que « leur mission auprès des malades se trouve entravée » et ils dénoncent une « situation où sont mises en danger des vies humaines ».

jyp/sl/APMnews

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