Le Président Emmanuel Macron veut savoir ce qu’il y a dans le levothyrox?

Illustration : Carol Wojtyczka

Chaque jour un nouvel épisode, mi-réel, mi-rêvé, de la vie d’Emmanuel Macron à l’Élysée.

Avertissement : le roman du président est une fiction. Mais toute ressemblance avec des personnages et des situations réelles n’est pas totalement fortuite…

9 avril, 8h55

Emmanuel Macron donne son feu vert à l’annonce : il sera interviewé dimanche par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. « Pour Bourdin, je veux des fiches précises sur tout. Je veux savoir le nombre de rivets utilisés dans un sous-marin nucléaire, le prix des chouquettes à Livry-Gargan et la formule chimique du Levothyrox. Pour Plenel, trouvez-moi des citations de Lénine sur les migrants, de Mao sur l’Isf et du Grand Mufti de Babylone sur la réforme de la SNCF. Ainsi que les pv d’audition de Cahuzac, de Guéant et de Sarkozy. »

9 avril, 15h50

Une vingtaine de bouleaux pelés parsemés dans la taïga. Un enfant mort posé sur la blouse de sa mère, une paysanne. La neige qui tombe sur une cabane abandonnée. Emmanuel Macron inaugure l’exposition sur le symbolisme balte, « âmes sauvages ». Il ouvre de grands yeux devant tant de tristesse et se dit que la grève des cheminots a quelque chose de joyeux. Se retournant, il aperçoit les visages radieux de Dalia Grybauskaite, présidente de la Lituanie, Raimonds Vejonis, président de la Lettonie, et Kersti Kaljulaid, présidente de l’Estonie. Il préfère regarder les bouleaux.

9 avril, 19h07

Emmanuel Macron a demandé à passer aux toilettes avant de prononcer son discours au Collège des Bernardins, devant les évêques de France. Quand il se redresse après s’être lavé les mains, il la voit dans le miroir. Elle se tient derrière lui, couverte d’un grand voile bleu et nimbée de lumière. « Il faut restaurer le lien entre l’Eglise et l’Etat. Dis-le… » Puis elle disparaît dans un nuage de poussière dorée.


Espérons que l’AFMT et les différents collectifs seront au moins respectés le 2 mai. Le rassemblement se passera dans la plus grande dignité, mais également dans une ferme volonté de reconnaissance de crise sanitaire.

Le bureau de l’AFMT