Lettre aux malades thyroïdiens au niveau de l’Europe

SYNTHESE
Changement de la formule du Levothyrox® (Euthyrox/Eutirox) en France :
Mise en garde des patients des autres pays européens.
Une crise sanitaire de grande ampleur est en cours en France depuis le printemps 2017, suite à la mise sur le marché d’une nouvelle formulation du Levothyrox de Merck (modification des excipients), en remplacement de l’ancienne formule (sous le même nom, mais avec un nouveau brevet). Dans les autres pays européens, ce médicament s’appelle Euthyrox ou Eutirox (pour l’instant, la formulation a été changée uniquement en France – mais le laboratoire annonce le déploiement partout en Europe d’ici la fin 2018).
Cette mise sur le marché s’est déroulée dans le contexte suivant :
• Etude de bioéquivalence sur volontaires sains, mais absence d’étude de switch sur de vrais patients en conditions réelles

  • Information complètement insuffisante et inadéquate aux professionnels de santé et aux patients, indiquant une « absence d’effets attendus »

    • Situation de monopole du Levothyrox de Merck sur le marché français des ventes de lévothyroxine (part de marché de 99% en 2017)

    • Une inertie importante des pouvoirs publics qui a conduit à réagir trop tardivement et très

    incomplètement à la situation de crise sanitaire, toujours non réglée actuellement.

    A fin novembre 2017, un nombre totalement inédit de signalements de pharmacovigilance a été

    enregistré (ce nombre continue à augmenter actuellement). L’enquête réalisée par les autorités sanitaires a montré que les effets indésirables rapportés étaient liés dans 10% des cas à un passage en hyperthyroïdie, 23% un passage en hypothyroïdie, mais surtout dans 67% des cas à aucune cause connue. Une étude scientifique doit être diligentée sous peu avec le concours des autorités sanitaires, et des analyses sont en cours. Pour l’instant, personne n’a d’explication sur ce qui provoque ces effets indésirables sans déséquilibre thyroïdien. Cette situation est extrêmement inquiétante.

    Dans ce contexte, nous venons d’apprendre que sur les 3 millions de patients français sous Levothyrox, près d’un million ont basculé en catastrophe sur d’autres spécialités que le Levothyrox NF (situation à décembre 2017), malgré de grandes difficultés pour obtenir l’accès à des alternatives. Le manque d’anticipation et de réactions des autorités sanitaires a provoqué des situations de grande détresse pour les patients, mais aussi pour les professionnels de santé.

    Le déploiement de cette nouvelle formulation du Levothyrox de Merck est prévu pour toute l’Europe d’ici la fin 2018 (sous le même nom qu’avant : Euthyrox / Eutirox). C’est la raison pour laquelle nous attirons votre attention aujourd’hui. L’EMA a donné son feu vert, malgré nos alertes (qui n’ont pas été relayées par les pouvoirs publics français).

    Les patients des autres pays européens ont la chance relative de ne pas se trouver dans un marché en situation de monopole tel que celui de la France. Toutefois les patients qui dans le reste de l’Europe prennent l’Euthyrox / Eutirox de Merck courent les mêmes risques que les patients français.

    Sur la base de ce que nous avons vécu ces derniers mois, et compte tenu des nombreuses interrogations en suspens, nos points de vigilance et propositions d’actions sont les suivants :

    • Faire connaître de manière anticipée et par écrit vos interrogations et préoccupations aux autorités sanitaires de votre pays, ainsi qu’à l’EMA. Exiger de véritables études de switch avant tout déploiement dans votre pays, dans l’attente des conclusions des procédures et études en cours en France.

    • Informer les patients qui se trouvent actuellement sous Euthyrox/Euthyrox de Merck.

    • Tout mettre en œuvre pour que les patients les plus fragiles ou les plus à risque (patients atteints de cancer, femmes enceintes, pathologies cardio-vasculaires…) soient surveillés attentivement au niveau biologique, voire qu’il leur soit proposé de switcher sur d’autres spécialités de manière anticipée (de même d’ailleurs pour tous les autres patients qui le souhaiteraient, dans un souci de prévention des risques).

    Nous sommes à votre disposition pour répondre à vos questions.

    Association Française des Malades de la Thyroïde (AFMT) : asso.thyroide@gmail.com

    Association Vivre sans Thyroïde (VST) : info@forum-thyroide.net

Mise en garde des patients des autres pays européens
Chers amis,
Nous souhaitons vous informer de la grave crise sanitaire liée à l’introduction sur le marché français, depuis Mars 2017, de la nouvelle formule du Lévothyrox® du laboratoire MERCK (appelé Euthyrox ou Eutirox dans les autres pays européens) et qui, aux dires du laboratoire, devrait être commercialisée dans toute l’Europe fin 2018.
Faisant suite au dépôt de 7000 plaintes en France concernant cette nouvelle formule, le pôle santé du Tribunal de grande instance de Marseille a ouvert, Vendredi 2 Mars 2018, une information judiciaire contre X pour « tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d’autrui ». Des milliers de plaintes au civil ont également été déposées pour défaut d’information.
D’après les autorités sanitaires françaises, plus de 500.000 personnes se seraient détournées du
Lévothyrox nouvelle formule pour prendre d’autres alternatives a base de lévothyroxine (nombre admis ̀officiellement par notre ministère de la sante cette semaine). Mais pour l’association de malades « ́Vivre sans thyroïde », qui a analysé les données officielles rendues publiques par la Caisse nationale d’assurance maladie, ce nombre, bien qu’impressionnant, est encore largement sous-estimé…et s’élèverait plutôt à un million (soit 1/3 des patients), si l’on prend en compte tous les patients qui achètent leur ancienne formule à l’étranger et ne figurent pas dans les données de l’assurance maladie, ainsi que les ventes de Lévothyrox nouvelle formule non consommées, délivrées en doublon avec les alternatives lors du dernier trimestre 2017. (Se reporter aux liens (1) et (2) en fin de lettre).
Comment en est-on arrivés là ? Voici la genèse de cette crise :
Le Lévothyrox étant en situation de monopole en France : il n’y avait, au moment de l’introduction de sa nouvelle formule, au printemps 2017, aucune alternative disponible pour les patients souffrant d’hypothyroïdie ou ayant subi une thyroïdectomie. D’après l’information officielle, ce changement de formule fait suite à une demande de l’ANSM au laboratoire MERCK, datant de 2012, sous prétexte d’un manque de stabilité de l’ancienne formule (dont le brevet expirera en 2019). Le brevet pour la nouvelle formule a été déposé en 2014. Le laboratoire a alors remplacé l’excipient lactose par du mannitol et de l’acide citrique. Il n’y a pas eu d’essais cliniques, uniquement une étude de « bioéquivalence », réalisée seulement sur 200 sujets sains pour tester l’absorption sur 72 heures, mais qui ne permet pas d’évaluer les effets secondaires ni la bonne tolérance du Lévothyrox nouvelle formule sur le long terme chez de vrais malades.
Le Lévothyrox ancienne formule était consommé par environ 3 millions de patients en France ;
même en supposant que le changement de formule n’affecterait qu’un petit pourcentage de ces
patients, il fallait s’attendre à un nombre relativement important de patients présentant des intolérances et des effets indésirables. D’autant plus que des problèmes semblables s’étaient déjà produits dans d’autres pays (Danemark, Israël, Nouvelle-Zélande) lors de changements de formule d’autres spécialités à base de lévothyroxine, car il s’agit de médicaments « à marge thérapeutique étroite ».
La moindre des choses aurait été de prévenir les patients et les médecins, et de leur conseiller une surveillance attentive suite au passage à la nouvelle formule. Or, le peu d’information diffusée a été incomplète et inexacte.
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Un grand nombre de patients s’est alors retrouvé avec des effets indésirables parfois très handicapants (asthénie, douleurs musculaires et articulaires, troubles digestifs, troubles cardiaques graves, chute de cheveux, insomnies, vertiges, dépressions, prise de poids, troubles de l’équilibre, troubles de la mémoire …), sans comprendre pourquoi, et souvent sans trouver une écoute auprès de leur médecin à qui les courriers officiels avaient assuré « qu’aucun changement n’était attendu pour les patients».
A partir du mois de Septembre 2017, et pour répondre dans l’urgence à la crise, le laboratoire MERCK, quant à lui, a formé ses visiteurs médicaux censés informer les médecins sur ses nouveaux produits.
Pourtant, dès le 10 Juillet 2015, soit près de deux ans avant le lancement de la nouvelle formule, lors d’une réunion de notre agence du médicament ANSM et de responsables du laboratoire MERCK, « la nécessité d’organiser des paliers d’adaptation pour les populations à risque » avait déjà été soulignée.
Parmi les personnes concernées : celles atteintes d’un cancer ou de troubles cardio-vasculaires, les femmes enceintes, les enfants, les sujets âgés. Toutes ces personnes fragilisées n’ont cependant pas été protégées par nos autorités puisqu’on leur a imposé le passage à la nouvelle formule comme à tous les autres patients, avec comme seule recommandation une surveillance un peu plus attentive pour ces groupes « à risque ».
Au 30 novembre, on dénombrait plus de 17.000 signalements documentés sur le portail du
gouvernement (or, seule une partie des patients concernés avait fait cette démarche, relativement compliquée, leur nombre est donc beaucoup plus élevé).
Devant cette situation dramatique, la réaction du laboratoire MERCK et des autorités sanitaires
françaises fut basée sur la négation, voire le mépris. Agnès BUZYN, notre ministre de la santé, n’a diligenté aucune enquête des services de l’État. En revanche, une association de patients, l’AFMT, a financé elle-même des analyses sur la qualité de la nouvelle formule dont les résultats ne sont pas encore communiqués.
L’association Vivre sans Thyroïde, de son côté, a assigné le laboratoire MERCK en référé-expertise, pour demander la communication de différentes informations ainsi qu’une analyse pharmacotoxicologique indépendante de la nouvelle formule.
Devant l’ampleur des effets indésirables et, souvent, le manque d’écoute de la part des professionnels de santé qui avaient été informés à minima, les patients ont dû s’entraider sur les réseaux sociaux et acheter leur ancien Lévothyrox à l’étranger, à leurs frais. Les autorités françaises et professeurs en médecine ont même invoqué un « effet nocebo », voire une « hystérie collective », attribuant l’ampleur de la crise au seul emballement médiatique.
À l’automne 2017, suite à une pétition signée par plus de 300.000 personnes et aux échanges avec plusieurs associations, le ministère de la santé a fait délivrer en urgence une petite partie des stocks de l’ancienne formule et a ouvert le marché à d’autres alternatives (qui sont restées introuvables ou insuffisantes dans les pharmacies françaises pendant de longs mois, et sans savoir si elles allaient convenir aux patients). Le plus important dans ce scandale est qu’à aucun moment il n’a été question de produire à nouveau l’ancienne formule pour les patients qui étaient bien équilibrés avec ce traitement depuis de longues années, plus de vingt ans parfois.
Merck aurait répondu à une demande de l’ANSM de 2012 pour justifier le changement de formule.
Mais l’argument de stabilité insuffisante du Lévothyrox ancienne formule ne tient pas si l’on considère l’étude de bio-équivalence réalisée par MERCK qui démontre que celle-ci est parfaite entre les deux formules sur une durée de 18 mois. Il s’agit de plus de la durée de péremption de la nouvelle formule.
Quelles sont donc les vraies raisons de ce changement de formulation ? Le fait que le brevet de
l’ancienne formule va bientôt arriver à échéance ? Le désir du laboratoire de conquérir le marché
asiatique (où l’intolérance au lactose est beaucoup plus fréquente qu’en Europe, et où MERCK vient de construire une gigantesque usine) ?
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Le laboratoire MERCK, après la France, a prévu de généraliser sa nouvelle formule dans tous
les pays européens d’ici la fin de l’année 2018, tout en excluant définitivement le retour à
l’ancienne.
Pourtant, l’enquête de pharmacovigilance de l’ANSM, sur la base de plus de 17.000 signalements reçus, publiée le 30 janvier 2018, laisse beaucoup de questions sans réponse : pourquoi 2/3 des patients concernés ont-ils eu des effets indésirables avec une TSH pourtant parfaitement normale ? Pourquoi ces patients associent-ils souvent des symptômes contradictoires (hypo et hyperthyroïdie en même temps) ? Pourquoi, chez 2/3 des patients, les symptômes s’améliorent, souvent en quelques jours, dès qu’ils reviennent à l’ancienne formule (ou passent à une autre spécialité) ?
Les symptômes dont souffrent actuellement les malades devraient être le point de départ d’études, pour en découvrir les causes et proposer des solutions thérapeutiques. C’est l’essence même du raisonnement médical. L’ANSM et la DGS lui tournent le dos avec le projet d’une expérimentation en cross-over, trop limitée en effectif, durée et puissance par rapport à la variété des symptômes, et d’autant plus inutile qu’elle a déjà été effectuée en dimension mondialement inégalée, sur près de 3 millions de malades. (3) Quand l’ANSM et la DGS s’enfoncent dans la crise sanitaire qu’elles ont créée.
Le Vice-président de l’ANSM, Claude PIGEMENT, insiste pourtant : « une étude scientifique précise de ce qui s’est passé avec ce médicament s’avère nécessaire. » (4) article sur les résultats de l’enquête de pharmacovigilance du VIDAL.fr.
Dans ce contexte, il paraît évident qu’il serait prématuré d’introduire la nouvelle formule dans
d’autres pays.
Nous alertons donc les patients sous Euthyrox (ou Eutirox selon les pays), sur la nécessité d’exprimer votre détermination pour ne pas vous laisser imposer un changement de formule dont ni les autorités ni le laboratoire n’ont pu nous prouver la réelle nécessité ni trouver les raisons de tant d’effets indésirables chez autant de patients français. Les personnes à risques (atteintes d’un cancer ou de pathologies cardiaques, femmes enceintes, enfants, personnes âgées …) devraient envisager de switcher vers une autre alternative tant que cela est faisable tranquillement et non sous pression. Une prudence particulière s’impose pour les femmes enceintes qui doivent absolument éviter de prendre la nouvelle formule Euthyrox (ou Eutirox), tant que les aspects toxicologiques n’auront pas été éclaircis.
Nous vous invitons à écrire à l’Agence sanitaire de votre pays ainsi qu’au Ministère de la santé, à
l’EMA, au Président de la Commission européenne, pour leur faire connaître votre opposition de
principe à tout changement.
Nous resterons bien évidemment à votre disposition pour vous informer de la suite de cette crise, dont beaucoup d’entre vous risquent, comme nous, d’être les victimes.

Bien à vous,
Les Patients français victimes du nouveau Lévothyrox
Contact : Investig.action.levo@gmail.com
Signataires de la lettre :

GROUPES THYROIDE FRANÇAIS SIGNATAIRES :
Ø AFMT- Association Française des Malades de la Thyroïde (8023 membres)
Ø VST- Association Vivre Sans Thyroïde
Ø VNLO Collectif des Victimes du Nouveau Levothyrox en Occitanie
Ø Agir pour le retour de l’ancienne formule levothyrox (2609 membres)
Ø Collectif 05 contre le nouveau Levothyrox (78 membres)
Ø Collectif Champagne Ardenne VNLO (125 membres)
Ø Collectif Grand Est des malades du lévothyrox NF (117 membres)
Ø Collectif Levothyrox 47 (47 membres)
Ø Collectif Papillons libres Rhône Alpes Auvergne (339 membres)
Ø Collectif Thyroïde Plainte Levothyrox 44 / 49 / 85 (45 membres)
Ø Collectif Victimes Levo Reims Grand Est (117 membres)
Ø Détresse Thyroïde (41 membres)
Ø Groupe Collectif des Victimes du Nouveau Levothyrox Nièvre (58 membres)
Ø Groupe de Parole sur le levothyrox (département 33) (523 membres)
Ø Hashimoto, Basedow et autres maladies de la thyroïde (2734 membres)
Ø Hypo-Hashi-Hyper-basedow (3603 membres)
Ø Le Levothyrox 21 Groupe de parole et d’échange (94 membres)
Ø Les Papillons du 17 (effet indésirable de la NF du levothyrox) (45 membres)
Ø Levo NF Breizh (Bretagne) (432 membres)
Ø Levo NF Île de France (45 membres)
Ø Levo Tous pour une plainte (406 membres)
Ø Levothyrox départements 44 & 85 (158 membres)
Ø Levothyrox et thyroïde 66 et au-delà … (158 membres)
Ø Levothyrox nouveau Hérault 34 (27 membres)
Ø Levothyrox nouvelle formule – groupe du 62-59 (214 membres)
Ø Levothyrox nouvelle formule – Thyroïde (16 267 membres)
Ø Levothyrox nouvelle formule – collectif Île de de France (91 membres)
Ø Levothyrox nouvelle formule – Effets secondaires (3009 membres)
Ø Levothyrox nouvelle Formule , Parlons-en (366)
Ø Levothyrox nouvelle formule Thyroïde Arnaque (3112 membres)
Ø Levothyrox Paca (258 membres)
Ø Levothyrox Rhône-Alpes Auvergne (01/03/07/15/26/38/42/43/63/69/73/74)
(342 membres)
Ø Liberthyrox (73 membres)
Ø Problèmes de Thyroïde, groupe d’échanges (14 653 membres)
Ø Problèmes de Thyroïde, Hypothyroïdie (12 561 membres)
Ø Qui veut le retour de l’ancienne formule du Levothyrox ? (2200 membres)
Ø SOS Thyroïde Corse – Tous en marche pour notre santé (529 membres)
Ø Thyroïde Région parisienne (335 membres)
Ø Thyroïde – Infos (2999 membres)
Ø Union des Papillons libres (986 membres)
Ø Victimes du nouveau levothyrox 65 (44 membres)
Ø Victimes du nouveau levothyrox du 34 (42 membres)
Ø Victimes du nouveau levothyrox en Alsace (331 membres)
Ø Vivre sans thyroïde FB (5156 membres)
Ø Vivre sans thyroïde on en parle ici (7102 membres)
Références :
(1) Communiqué VST : https://www.forum-thyroide.net/pdf/Communique_VST_10-mars-2018.pdf
(2) Graphiques des analyses : https://www.forumthyroide.net/pdf/VST_Levothyrox_dossier_graphique_analyses.pdf
(3) Communiqué AFMT : https://www.asso-maladesthyroide.fr/wordpress/index.php/2018/03/12/quand-lansm-et-la-dgs-senfoncent-dans-la-crisesanitaire-quelles-ont-cree/
(4) Analyse de l’enquête de pharmacovigilance (VIDAL) :
https://www.vidal.fr/actualites/22566/nouvelle_formule_de_levothyrox_nombre_totalement_inatten
du_de_signalements_d_effets_indesirables/