Levothyrox : pas de retour de l’ancienne formule en France, inquiétudes en Suisse

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Fl. M
20 avril 2018, 7h05
En Suisse, des pharmaciens passent outre les autorités et vendent l’ancienne formule du médicament pour la thyroïde aux patients français.

Un an après la mise en vente du nouveau Levothyrox, les patients qui souffrent d’effets secondaires achètent désormais leur médicament à l’étranger, comme en Suisse. Mais les Helvètes vont, eux aussi, changer de formule.

Elles étaient attendues par de nombreux patients. Le laboratoire Genevrier vient d’annoncer que ses capsules molles Tcaps arrivaient chez les grossistes, direction les pharmacies. Avec le Levothyrox (nouvelle formule) de Merck, la L-Thyroxin Henning de Sanofi, la L-Thyroxine de Serb et le Thyrofix de Uni-Pharma, cela porte à cinq le nombre de médicaments disponibles pour les malades de la thyroïde… Anodin ? Non, car la crise est aussi imputable à l’incroyable situation de monopole dans laquelle se trouvait Merck au moment du changement de formuledécidée par les autorités de santé.

« Les patients ont désormais des alternatives », note le ministère de la Santé. Joint ce jeudi, il nous confirme qu’il « n’y aura pas de retour à l’ancienne formule ». L’Euthyrox, remis temporairement à disposition des patients, s’arrêtera « fin 2018 ».

Même pour ces malades qui parcourent les routes à la recherche du Levothyrox perdu ? « Bien sûr, c’est une situation regrettable mais s’approvisionner à l’étranger n’est ni une vraie ni une bonne solution, car cela conduira les patients à une impasse. Ils doivent se rapprocher de leur médecin pour trouver la bonne alternative. C’est très important », répète-t-on dans l’entourage de la ministre Agnès Buzyn.