Levothyrox : des nanoparticules de métal mises en cause

  • Le 02/05/2018 à 18:33
  • mis à jour à 18:34
La nouvelle et l'ancienne formule (renommée Euthyrox) du médicament. Photo Jacques DEMARTHON / AFP
La nouvelle et l’ancienne formule (renommée Euthyrox) du médicament. Photo Jacques DEMARTHON / AFP

Et si des nanoparticules de métal avaient une responsabilité dans les effets secondaires du médicament Levothyrox ?

C’est la piste que l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT) a appelé ce mercredi la Justice à examiner.

Présentes dans la nouvelle formule controversée de ce médicament, ces nanoparticules n’étaient pas dans l’ancienne, a affirmé un médecin qui a mené des analyses au profit de l’AFMT, Jacques Guillet.

Ce spécialiste de médecine nucléaire explique : « On met en évidence des nanoparticules avec des alliages fer-chrome, chrome-nickel, fer-chrome-silicium, ferrochrome-aluminium, alors que dans l’ancienne formule il y avait seulement quelques débris d’acier », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Paris en présence de l’actrice Anny Duperey.

Merck se défend

De son côté, le laboratoire Merck a de nouveau rejeté toute faute : « Qu’il s’agisse de l’ancienne comme la nouvelle formule, nous rappelons que l’analyse de l’ensemble des métaux lourds a été réalisée conformément à la réglementation en vigueur, et nous réaffirmons que tous ces contrôles se sont révélés conformes aux spécifications ».

UN DEMI-MILLION DE MALADES

Pour des raisons toujours inconnues, le changement de formule en 2017 du Levothyrox, traitement contre l’hypothyroïdie, a provoqué une vague d’effets secondaires (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).

Selon les autorités sanitaires, un demi-million de malades en France, sur quelque trois millions, avaient abandonné ce médicament fin 2017.
Environ 1 200 d’entre eux ont porté plainte contre le fabricant, Merck.

Le Progrès