ANSM. Comment tromper la vigilance des malades et de l’opinion publique.

 

ANSM. Comment tromper la vigilance des malades et de l’opinion publique.

Encore une fois l’essentiel des questions de l’Association Française des Malades de la Thyroïde AFMT est éludé : analyses de l’ANSM sur des lots a priori non problématiques avec des moyens qui ne sont pas ceux qu’a utilisés un laboratoire internationalement certifié.

Pour ne pas voir quelque chose ? Regarder ailleurs et mettre de mauvaises lunettes !

L’AFMT demandait à l’ANSM de faire identifier des composés dextrogyres proches de la lévothyroxine, en chromatographie liquide haute performance, et qui se trouvaient être associés à un déficit en principe actif sur certains lots fréquemment reliés à des effets indésirables graves.

Le communiqué de l’ANSM répond que tout est normal. Mais sa note de synthèse dit bien autre chose.

Des traces de dextro thyroxine se superposent à d’autres substances dans la même zone du chromatogramme. Autrement dit l’ANSM retrouve ce qu’a découvert l’AFMT, sans réussir à identifier ces autres substances. Sans preuve, elle évoque « probablement des excipients ». Or c’est justement le problème dont l’AFMT demandait la caractérisation…

L’ANSM confesse qu’elle a réalisé « des adaptations sur la préparation des échantillons ». Or ces changements méthodologiques détournent de la question posée.

Comment, à partir de cette note scientifique qui révèle les difficultés méthodologiques de l’ANSM, ses communicants osent-ils qualifier la méthodologie de l’analyse commanditée par l’AFMT de « manifestement inappropriée » ?

L’AFMT tient à souligner que l’ANSM, juge et partie, a choisi de faire réaliser des analyses :

– Sur les lots en vente actuellement. Ainsi elle écarte ceux les plus fréquemment associés aux effets indésirables.

– En induisant délibérément le lecteur en erreur. Avec la phrase « Les dosages à 100 µg correspondent à ceux analysés dans le rapport AFMT », elle veut donner à penser que ce sont rigoureusement les mêmes comprimés. C’est faux. Ainsi elle crée une confusion mensongère.

– « En interne » et non par un laboratoire indépendant certifié et maîtrisant la technique. Ainsi elle écarte tout regard extérieur

-en arguant que la méthodologie d’un laboratoire internationalement certifié est inappropriée… Ainsi, elle croit échapper à la critique

L’AFMT est exaspérée. Elle sait que des scientifiques sont engagés dans une démarche objective. Elle les appelle à refuser que la communication Institutionnelle vers l’opinion publique ne travestisse leurs efforts. Et que la routine administrative ne les décourage. Innover, chercher, est nécessaire pour comprendre une telle crise sanitaire. Au bout du compte, la Justice tranchera.