Des rejets toxiques «190.000 fois supérieurs» à la norme à l’usine Sanofi de Mourenx

Des rejets toxiques «190.000 fois supérieurs» à la norme à l'usine Sanofi de Mourenx

Selon franceinfo, l’association France Nature environnement a décidé de porter plainte ce lundi contre l’usine du bassin de Lacq à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), qui fabrique la Dépakine.

Selon franceinfo et Mediapart, l’usine Sanofi du bassin de Lacq à Mourenx (Pyrénées-Atlantiques), qui fabrique la Dépakine, polluerait bien au-delà des normes autorisées.

Selon Mediapart, les rejets toxiques incriminés atteindraient des niveaux «astronomiques»: »jusqu’à 190.000 fois au-dessus du plafond autorisé pour le bromopropane, une substance pouvant nuire à la fertilité et au fœtus.»  Le produit, parfaitement inodore, est classé comme cancérigène mutagène avec des effets susceptibles d’altérer la fécondité. «Cette situation ne devrait jamais arriver. C’est un cas grave», explique Solène Demonet, coordinatrice du réseau risques et impacts industriels de France Nature Environnement (FNE), une des plus grosses ONG écologistes nationales, citée par le site d’information.

Troubles du développement chez le fœtus

Et d’après franceinfo, le site rejetterait aussi du valporate de sodium, la base de la Dépakine, ce médicament contre l’épilepsie mis en cause dans des cas de trouble du développement chez le fœtus. Il a récemment  été interdit aux femmes en âge de procréer ou enceintes. L’Assurance maladie et l’Agence du médicament (ANSM)  estime que ce médicament pourrait être responsable de malformations chez 2.150 à 4.100 enfants, et de troubles neuro-développementaux chez 16.600 à 30.400 autres.

Les mesures de polluants rejetés auraient été faites en avril 2018. Mediapart cite à l’appui de ses dires un rapport de quatre pages de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), sous l’égide de la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, daté du 14 avril 2018.  Selon franceinfo, l’association France Nature environnement a décidé de porter plainte lundi 9 juillet contre l’usine en question.