Réactionnelle par rapport à la réunion du 6 juillet et l’instruction.

 

 Association  Française des Malades de la Thyroïde   

 

Nous sommes des bénévoles et malades de surcroît !

Nous ne sommes pas particulièrement outillés comme une grosse entreprise…

Nous voulons également un échange démocratique entre notre CA et nos conseillers scientifiques et notre avocate sur nos communiqués ce qui prend du temps.

 

Nous dénonçons les inexactitudes commises par l’ANSM dans son communiqué précipité du jeudi 5 juillet qui attaque notre analyse chromatographique :

1/ Ce sont des boîtes de comprimés très  récentes ( collectés récemment dans une officine). qui ont été analysées par le laboratoire de Montpellier de l’ANSM : concernant les lots des séries « 24 millions ».
Elles ne correspondent pas aux  lots qui avaient provoqué en 2017 l’explosion initiale des effets indésirables (EI), et qui sont ceux de notre analyse : séries « 22 et 23 millions » qui correspondent  également aux boîtes saisies par la gendarmerie lors de la perquisition d’octobre 2017…

 

L’ANSM prétend ne pas connaître les numéros de lots concernés par les déclarations en pharmacovigilance, alors qu’ils étaient demandés aux victimes par les CRPV…

 

L’ANSM affirme que notre analyse n’avait pas de base de référence, ce qui est faux !

L’AFMT a en sa possession les numéros des lots de quasi 2300 plaignants atteints d’effets indésirables. Nous avons conservé leur dossier scanné où sont mentionnés ces numéros des lots.

  1. Plus de 500 boîtes de Levothyrox 100 des numéros de séries allant de 22.000.000 à 23.900.000 qui sont les lots incriminés.

 

Les lots saisis chez Merck  pourraient être disponibles pour toute analyse

 

  1. Ainsi à tout moment nous serons capables de réexaminer la qualité des comprimés.

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D’autre part, le laboratoire de Montpellier de l’ANSM n’a pas suivi la même méthodologie que nous au niveau analyse. Le responsable a d’ailleurs reconnu qu’il lui manquait une colonne d’analyse et qu’il  n’avait pas réussi à faire « fondre » tous les comprimés

 

Quant aux 3 analyses précédentes, elles ne concernaient que les métaux lourds et le dosage de lévothyroxine !

 

Donc pour nous cette analyse est inadéquate car Merck a eu tout loisir de modifier son processus de production, ou bien de changer de fournisseur depuis un an.

L’ANSM a demandé au docteur Jacques Guillet (responsable scientifique national de l’AFMT) de l’’aider sur la méthode !

Par ailleurs, nous n’avons obtenu aucune réponse de l’ANSM concernant la traçabilité des comprimés, et en particulier le lieu de fabrication de la levothyroxine de Merck… Au moment ou le VALSARTAN fabriqué en Chine est retiré en urgence de toutes les officines en Europe.

 

Une escarmouche a eu lieu avec le Professeur Rodien (Responsable de la Société Française d’Endocrinologie) et l’AFMT selon lequel on n’avait pas à juger ce qu’il percevait des labos, et que notre comportement était menaçant !

 

Ce à quoi nous lui avons répondu :

 

« Ce sont des malades non subventionnés par les labos ni par l’État qui ont fait des analyses à leurs frais.

Vous vous sentez « agressé » vous avez 35 pages de liens d’intérêts sur https://www.transparence.sante.gouv.fr du Ministère avec ce que vous avez perçu des laboratoires, il ne faudrait pas inverser les rôles ! »

 

Cela met en cause une indépendance philosophique et scientifique sur cette affaire.

En l’occurrence, l’AFMT a fait les recherches dont la responsabilité aurait dû être celle de l’ANSM.

 

Chantal L’HOIR Présidente Fondatrice.