À cause du Brexit l’Agence européenne des médicaments va réduire ses activités

Des gélules (photo d'illustration)
Des gélules (photo d’illustration) | SEBBOY12 – STOCK.ADOBE.COM

Mauvaise nouvelle pour l’Agence européenne des médicaments qui doit réduire ses opérations puisqu’il va y avoir une baisse d’environ 30 % de ses effectifs liée au Brexit.

L’Agence européenne des médicaments (AEM) va devoir réduire ses opérations en raison d’une baisse attendue d’environ 30 % de ses effectifs liée à la sortie de la Grande-Bretagne de l’UE fin mars 2019.

Le siège de l’AEM, à Londres depuis la création de l’agence en 1995, va être transféré à Amsterdam en raison du Brexit. « Dans l’ensemble, une baisse des effectifs d’environ 30 % est attendue », précise l’AEM mercredi 1er août dans un communiqué.

L’agence emploie environ 900 personnes. C’est la plus grande institution de l’UE affectée par le Brexit. Les premières enquêtes indiquaient que 19 % des employés pourraient refuser de déménager à Amsterdam mais l’AEM juge aujourd’hui ce taux très sous-estimé, d’autant que 135 personnes avec des contrats de courte durée ne pourront plus travailler pour l’agence en raison de certaines dispositions du droit du travail aux Pays-Bas.

Réduction des activités

En conséquence, l’agence réduira certaines de ses activités, notamment en matière de collaboration internationale et de publication de données cliniques. Le transfert de l’AEM a déjà provoqué un différend juridique entre l’agence et le propriétaire des locaux actuels, qui ont signé un bail de 25 ans en 2014. Le propriétaire veut continuer à percevoir les loyers, dans le respect de ce bail.

L’AEM est responsable de l’évaluation scientifique, de la supervision et du contrôle de la sûreté des médicaments dans l’UE. C’est un outil essentiel du fonctionnement du marché unique pour les médicaments dans l’Union.