Communiqué de l’AFMT concernant l’approvisionnement ancienne formule

 

PÉRENNITÉ DE L’APPROVISIONNEMENT en LEVOTHYROX « AF »

Un premier recul de MERCK, encore très insuffisant pour les malades

 

 

Dans la crise sanitaire du Lévothyrox née du passage forcé, en mars 2017 de 3 millions de patient(e)s, d’un médicament qui ne posait pratiquement aucun de problème (en moyenne 10 « Événements Indésirables/an ») à une « Nouvelle Formule » qui en a déclenché plus 30 000 en 9 mois !  MERCK vient de faire un tout petit premier pas en arrière.

 

A la demande pressante du Ministère, MERCK avait dû accepter de continuer à fournir, mais hélas de façon très insuffisante, des boites de « l’Ancienne Formule », toujours produite en Allemagne. Cet approvisionnement au compte-gouttes a contraint des dizaines de milliers de patients à continuer à se fournir, non sans difficultés, à l’étranger.

 

Mais Merck persistait à vouloir stopper définitivement production et approvisionnement en AF au 1er janvier 2019 (date coïncidant « fortuitement »  avec l’expiration de son brevet, le faisant ainsi tomber dans le domaine public).

 

Dans un message adressé aux professionnels, MERCK annonce que « si l’ANSM le lui demande » il est prêt à envisager la mise à disposition de l’AF » au-delà de cette date butoir.

 

Pour autant, il s’agit d’une reculade temporaire et MERCK affirme toujours que la fin de l’AF reste « prévisible à terme », même si « ce terme n’est plus prévisible » !

 

Ce n’est donc pas suffisant pour les très nombreux patient(e)s qui ont enfin pu retrouver un équilibre satisfaisant avec « leur ancien médicament » et qui exigent une garantie durable de la continuité de leur approvisionnement.

 

« L’ANSM » a écrit aux patient(e)s en mai 2018 : « Si votre équilibre thyroïdien est maintenu ou en voie d’équilibre avec votre traitement actuel il n’y a pas lieu d’en changer. »

 

Les milliers de patient(e)s actuellement bien équilibré(e)s sous « AF » ne demandent pas autre chose.

 

Il va de soi que, si pour d’obscures considérations de MERCK, les malades devaient être obligés de changer de traitement en abandonnant l’Ancienne formule, et si un certain nombre d’entre eux devaient présenter des effets secondaires liés à cette modification forcée, c’est la responsabilité conjointe du fabricant, de l’ANSM et du Ministère qui serait engagée pour « mise en danger d’autrui » et « non respect du principe de précaution ».

 

C’est donc cette garantie de la pérennité de l’approvisionnement en « AF » que nous attendons de Mme la Ministre, le Docteur BUZYN.