Gard : le dépôt d’hydrocarbures de l’Espiguette devant la justice ce mardi

Maître Marie Odile Bertella Geffroy a plaidé en faveur des victimes aujourd’hui

  • Le dépôt pétrolier de l’Otan à l’Espiguette date des années soixante.
    Le dépôt pétrolier de l’Otan à l’Espiguette date des années soixante.DR
Publié le  / Modifié le S’ABONNER
L’association Cape a rendez-vous ce mardi 25 septembre au tribunal administratif.

L’association Cape (Comité d’alerte pour l’Espiguette) a rendez-vous, mardi matin, devant le tribunal administratif. Représentée par son avocate, Me Marie-Odile Bertella Geoffroy, l’association conteste deux arrêtés concernant l’exploitation des réservoirs d’hydrocarbures de l’Otan au Grau-du-Roi. Un site classé « Seveso seuil haut » rappelle l’association. Le Cape espère obtenir l’abandon de ce site de stockage d’hydrocarbures.

Un site hérité de la Guerre froide

Ces réservoirs, et l’équipement allant avec, datent des années soixante. Le dépôt est installé dans le secteur de la plage de l’Espiguette, à 500 m de la zone nudiste, sur un site protégé mais aussi un des plus instables en Méditerranée. La zone est classée (Natura 2000, Ramsar, ZPS, Znieff) rappelle l’association Cape. Les habitants ont pris connaissance en 2015 d’une enquête publique portant sur l’autorisation d’exploiter ce dépôt d’hydrocarbures attenant à la plage de l’Espiguette (*). Une seconde enquête s’est intéressée au plan de préservation des risques.

LIRE AUSSI – Dépôt d’hydrocarbures à l’Espiguette : la bataille continue

« Cet équipement qui permet le mouvement et le stockage de 66 000 m3 d’hydrocarbures ne répond plus aux normes actuelles », insiste l’association Cape. Elle dénonce la non prise en compte des dangers pour la population, pour l’environnement, l’absence d’information du public…

En conseil municipal, la ville du Grau-du-Roi avait donné un avis défavorable à la demande d’autorisation d’exploitation. Le dépôt pétrolier appartient au service national des oléoducs interalliés et relève de l’entreprise Trapil.

(*) Avant ces deux arrêtés attaqués, ce site n’était réglementé par aucun arrêté ministériel d’autorisation.

 

CATHY ROCHER