Bébés sans bras : la lanceuse d’alerte en passe d’être licenciée

INVITÉE RTL – Emmanuelle Amar, directrice générale du Remera, le Registre des malformations en Rhône-Alpes, confie au micro de RTL qu’elle et son équipe ont été convoqués à un entretien préalable à licenciement le 31 décembre prochain.

Christelle RebièreL’invité de RTL MidiChristelle Rebière

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Bénédicte Tassart
et Arièle Bonte

La chercheuse qui a sonné l’alerte dans l’affaire des bébés nés sans bras dans l’Ain vient d’être convoquée à un entretien préalable au licenciement pour le 31 décembre prochain. Emmanuelle Amar, directrice générale du Remera, le Registre des malformations en Rhône-Alpes, a précisé au micro de RTL que l’ensemble de l’équipe du registre a été convoqué pour cette procédure de licenciement.

« Le motif est très clair : comme ce sont des contrats de droit public, le licenciement économique n’existe pas. En revanche, c’est un licenciement pour perte de poste. Tout simplement parce que le CHU de Lyon n’a pas reçu les financements pour l’année 2018 permettant de financer nos salaires ». Selon la directrice générale du Remera, l’équipe paye son action dans l’affaire des bébés nés sans bras. Elle a demandé à rencontrer Agnès Buzyn.

Entre 2009 et 2014, sept enfants sont nés sans bras ou sans mains dans le département de l’Ain. Un rapport officiel de Santé publique France publié début octobre balayait, à la surprise générale, toute anomalie et, du même coup, les conclusions du Registre des malformations en Rhône-Alpes (Remera) qui avait donné l’alerte. Mais des scientifiques interrogés par le journal Le Monde ont discrédité le rapport officiel et évoquent des erreurs « grossières ».