Réponse publique au commentaire de Maître Leguevaques sur son site officiel www.leguevaques.com

Extrait du site officiel de Christrophe Lèguevaques 

Que penser des analyses réalisées par M. GARRIGUES (CNRS) pour le compte de l’AFMT ? 
  
Sans vouloir être désagréable pour personne, il convient de rappeler que l’enfer est pavé de bonnes intentions. Faire des analyses toxicologiques et physico-chimiques de comparaison entre l’ancienne et la nouvelle formule est absolument indispensable. 
  
Mais, pour éviter toute manœuvre de diversion de l’ANSM et de MERCK, les analyses doivent être menées avec rigueur et dans le respect le plus strict des standards internationaux. Les malades doivent montrer l’exemple. 
  
Or, M. GARRIGUES, dont les qualités scientifiques ne sont pas en cause, a procédé à son étude en dehors des règles propres au CNRS et à l’Université. 
  
Et ce qui devait arriver est arrivé : l’ANSM et MERCK ont attaqué la forme sans aborder le fond ou en dénigrant la méthode et en expliquant que les règles de base d’une analyse chimique n’avaient pas été respectées. 
  
Résultat ? personne n’a vu les analyses en question et l’on parle dans le flou 
«d’impuretés » sans en connaître la nature et les quantités. 
  
Bref tout cela manque de rigueur et fait le jeu de MERCK qui prétend être scientifique alors qu’il est avant tout un marchand. 
  
Pour notre part, nous réfléchissons, avec l’association VIVRE SANS THYROIDE, à l’organisation d’une expertise judiciaire indépendante et contradictoire, à suivre … 

Source (Site officiel de Christophe Lèguevaques) : https://www.leguevaques.com/Levothyrox-newsletter-d-octobre-2018_a519.html

 

 

REPONSE de l’AFMT

Maître Leguevaques

 l’AFMT a le mérite de mener l’enquête dans l’intérêt de tous les malades qu’ils soient ou non adhérents à l’AFMT.

Grâce aux plaintes, nous possédons les numéros des lots impliqués et grâce à la voix pénale, Merck a été perquisitionné le 3 octobre 2017.

Madame la Juge d’Instruction est en possession de tous ces éléments et ce n’est pas par hasard qu’elle a diligenté des investigations le 5 octobre 2018 sur une dizaine de lots.

Quel est votre intérêt à vouloir affaiblir cette démarche de la recherche de la vérité en accablant ainsi Monsieur Garrigues ? Quel est l’intérêt des malades que vous « défendez » de critiquer ainsi son action.

Pourtant nul doute que si ses travaux sont confirmés, vous serez le premier à vous approprier le fruit de ses recherches et à vous en servir.

Car le civil, vous devriez le savoir, ne permet pas de perquisitions, ni de paiements d’analyses par la justice.

Vous avez beau jeu de critiquer, mais qu’avez-vous entrepris pour répondre concrètement aux légitimes questions que se posent les victimes ? Avez-vous recherché pourquoi la nouvelle formule a eu des tels effets dévastateurs en finançant des analyses ? Que nenni ! Laisseriez-vous les autres prendre des risques en attendant de récolter ? Autant attendre que d’autres fassent le travail pour vous, quitte à les torpiller ensuite. C’est une stratégie éthiquement discutable. Pour qui œuvrez-vous ? Pour les malades ? Vraiment ?

Vous promettez à vos clients des « sommes réparatrices » sans aucune preuve de ce que renferme réellement le produit, c’est assez affligeant.

C’est probablement l’AFMT qui vous sauvera la mise, grâce à ses investigations, car évidemment, ce chercheur à l’incontestable intégrité que vous mettez aujourd’hui au pilori ne représente que le sommet de l’iceberg. Notre travail est bien plus vaste que vous ne semblez le penser.

Voir la science indépendante traînée dans la boue, nous commençons à en avoir l’habitude mais voir un avocat censé défendre des victimes se délecter de la répression dont cette même science est victime, cela tourne à l’indécence.

Demandez-vous pourquoi VST est la seule association de malades thyroïdiens invitée aux congrès subventionnés par Merck de la Société Française d’Endocrinologie, et là, les bonnes questions seront posées. https://www.eurothyroid.com/

Certains malades toulousains nous ont aussi rappelé l’odeur âcre de la poussière d’AZF et quels furent vos choix à l’époque de cette tragédie. Eux ne l’ont pas oublié.

 

ANNEXE

Le journal Toulousain

26 février 2009

Par Thomas Simonian

Maître Léguevaques retourne sa robe

Après avoir annoncé qu’elle se portait partie civile, la mairie de Toulouse a présenté mercredi dernier son représentant lors du procès, Maître Christophe Léguevaques, qui laisse ainsi de côté les sinistrés. Ce retournement de dernière minute a provoqué la colère et l’abattement de certaines victimes.

 

«Nous ne cherchons que la vérité et la cicatrisation des douleurs ». Pierre Cohen semble déterminé, et martèle cette formule tel un leitmotiv. «La ville ne demande pas d’indemnisation, elle l’a déjà assez été à hauteur de 87 millions d’euros. Elle cherche seulement à savoir ce qu’il s’est réellement passé», enchaîne le maire de Toulouse avec une volonté d’arbitrer les débats sans en être l’instigatrice : «La ville n’est pas là pour se faire mousser. On ne joue pas en l’affaire le rôle d’agitateur, mais on ne pouvait pas être seulement spectateur». On l’aura compris, la vérité est au centre des débats, mais l’ouverture de ce procès annonce également des enjeux le dépassant. Car le cas AZF a depuis fait jurisprudence en la matière. Et le maire compte bien profiter de ce procès pour appuyer des remarques qu’il avait déjà émises dans un rapport publié par la commission d’enquête sur la sûreté des installations industrielles en 2002. «Dans ce domaine il est important d’améliorer la transparence d’une part, mais également de faire valoir le droit de précaution et de régler le problème de la sous-traitance qui entraîne une perte de connaissance s’intensifiant le long de la chaîne d’action.» Sur ce point, l’avocat le rejoint, concluant de manière certaine que «l’on sait ce qui s’est passé. Deux produits qui ne le devaient pas ont été mélangés, et malheureusement, nous savons désormais ce qui n’est plus à faire».
Pour cette recherche de la vérité, la mairie a fait appel au désormais célèbre Me Christophe Léguevaques, chargé de la représenter. «Je suis très honoré d’avoir été choisi. C’est un procès emblématique car il y aura toujours un avant et un après AZF, et c’est un enfant d’Empalot qui sera la voix de Toulouse». Une voix qui a un prix : 75 000 €. Et pour un tel montant, l’avocat cherche à rassurer : «Je serai tout le temps présent durant les quatre mois que durera l’audience, et je n’hésiterai pas à intervenir et appuyer l’action du ministère public pour que la vérité éclate». Car il faut le rappeler, le jeune avocat toulousain était l’instigateur de l’action déposée par les parties civiles contre la société Total au lendemain de la catastrophe. Et de ce côté-là, la réponse est claire : «Je ne suis plus l’avocat des personnes physiques. Toutefois, la ville soutient l’action du ministère public et souhaite la condamnation des personnes poursuivies par ce dernier». Un changement qui a du bon le concernant, son indemnisation n’aurait été “que” de 192 € par personne pour la durée du procès s’il avait continué à les défendre.
Une décision qui est loin de de réjouir les victimes laissées sur le carreau deux jours seulement avant le début des audiences. Danielle Charles, élue Verte au Conseil Municipal de Toulouse, fait partie des ces anciens clients de Maître Léguevaques ayant déposé une demande de citation directe à l’encontre de Total : «On se retrouve sans avocats suite au désistement de Christophe Léguevaques car aucun des deux autres avocats à qui il avait proposé de nous défendre n’a accepté le dossier», déplore-t-elle quelques heures seulement avant le début du procès. Durant l’audience cependant, le bâtonnier de Toulouse François Axisa va trouver une solution en la personne de Maître Cohen, venu à la rescousse des parties civiles. Pour José Bové, en visite à Toulouse aux côtés de Danielle Charles (voir article page 7), le retournement de robe de Maître Léguevaques soulève «un problème de déontologie».

Source : https://www.lejournaltoulousain.fr/societe/maitre-leguevaques-retourne-sa-robe-606

 

 

En conclusion

Quant à nous, nous sommes et resterons libres. Totalement libres d’œuvrer exclusivement dans l’intérêt des malades.

Chantal L’HOIR présidente fondatrice de l’AFMT