Vaccins : l’américain MSD veut se développer depuis Lyon

MSD Vaccins

Ce vendredi, la filiale du laboratoire américain Merck a officiellement inauguré son siège à Gerland. 200 salariés devront superviser la diffusion de neuf vaccins à l’attention de 19 pays européens.

Séparés du groupe Sanofi Pasteur depuis le 1er janvier 2017, MSD Vaccins, filiale du groupe américain Merck, entre dans une véritable concurrence. Après avoir été PDG de Bayer Santé, Olivier Brandicourt prend la direction générale de Sanofi Pasteur. Il y a un an, il annonçait que face à la baisse de chiffre d’affaires de 2,8 % en 2015 de « Sanofi Pasteur MSD », coentreprise constituée 20 ans plus tôt pour vendre des vaccins au niveau européen, les deux sociétés prendraient chacune leur propre direction. C’est désormais acté, MSD Vaccins a inauguré ce vendredi son siège sur l’avenue Jean Jaurès, dans lequel 200 salariés devront superviser la diffusion des neufs vaccins de la firme, dont le Gardasil, particulièrement décrié en France. Un vaccin que MSD voudrait diffuser dans l’hexagone avec une « nouvelle offre ».

En septembre 2016, une étude signale que 4 français sur 10 estiment que les vaccins ne sont pas sûrs. Un état de fait qui pousse les laboratoires à vouloir restaurer « la confiance et la culture de la prévention ». L’inauguration du siège s’est faite en présence de David Kimelfeld (PS), 1er vice-président de la Métropole, et de Françoise Grossetête (LR), députée européenne qui milite depuis le Brexit pour que l’agence européenne du médicament s’installe à Lyon, la « silicon valley du vaccin » selon ses mots. Récemment, elle signait pour la Tribune, Acteurs de l’économie un texte qui qualifiait de « nouvel obscurantisme » la défiance à l’égard de la vaccination. Rester à Lyon permet à la filiale France du numéro 2 mondial du vaccin d’être proche de son usine de production dans le Puy de Dôme, qui emploie également 600 personnes.