Des nouvelles du Ministère

Chers adhérents et amis

Nous n’allons pas vous détailler point par point la teneur de la réunion au Ministère dès notre retour. Ce ne serait pas sérieux scientifiquement car cela demande de la réflexion et du temps à notre équipe scientifique.

Sachez seulement que pour l’AFMT, cette étude est caduque et ne sert qu’à un équilibre statistique qui coûtera cher aux contribuables et ceci dans le plus grand mépris à l’égard de la souffrance bien réelle des malades.

Ces experts « dits » indépendants ont comparé deux populations témoins au niveau évolution de la demande de soins, entre 2016, 2017 et 2018.

En prenant d’une part des diabétiques (1 million tiré au sort) et d’autre part, un million de patients sous nouvelle formule, eux aussi tirés au sort !

Devinez quoi ? Selon cette étude, en 2017-2018, il y aurait eu moins de soins, une peccadille de décès supplémentaires, moins d’hospitalisations grâce à la nouvelle formule… Bref, tout va très bien Madame la marquise. Ils sont forts !

À ce que l’on sache, les diabétiques ont une pathologie plus évolutive que les thyroïdiens… Que signifie cette comparaison ? Et il faudrait courber l’échine devant les nocebos ?

Il faut savoir que le CNRS continue l’investigation faite par Toulouse en commun accord l’AFMT. C’est grâce à vos collectes de boîtes de Lévothyrox que ces analyses ont été possibles. Nous sommes passés par un huissier pour couper les plaquettes en deux et cela est parti cacheté, vers deux labos sans que l’un sache ce que l’autre faisait. Malheureusement nous n’avons pas eu les résultats finaux aussitôt que prévu.

Nous appelons une nouvelle fois les malades à nous envoyer des comprimés de 100 mg entre les 22 900.000 et 23 300.000.

Il se peut que le CNRS continue aussi pour des essais in vivo dans l’avenir, les impuretés ne se détruisant pas, la date de péremption n’a pas d’importance…

Le jour précédant cette réunion au Ministère, nous avons fait une conférence de presse avec Anny Duperey, toujours là dans sa simplicité et sa générosité, elle a parlé de la position des responsables de la santé comme étant « hallucinante ».

Des journalistes scientifiques étaient présents et ont semblé vraiment intéressés.

Maître Bertella nous a apporté des nouvelles de l’instruction. Une deuxième juge d’instruction a été nommée dans cette affaire, tant le nombre de plaignants est important. C’est une première.

Nous sommes certains que nous arriverons au bout de cette affaire la tête haute.

Merci à vous tous

Communiqué de Gérard BAPT, député honoraire, médecin conseil de l’AFMT

La récente réunion au ministère du « groupe de suivi » de la crise liée au changement de formule du Lévothyrox a permis de confirmer un point majeur : au 1er décembre

2018, plus d’un million de patients ont abandonné la nouvelle formule du Lévothyrox au profit d’une autre spécialité. Plus de 160 000 patients continuent l’ancienne formule sous la forme d’ « Euthyrox » importé d’Allemagne. Ne peut être évalué le nombre de ceux qui continuent à se fournir à  l’étranger.

Au regard de ces chiffres, il est regrettable que les autorités sanitaires s’acharnent à esquiver la recherche des causes de cette désaffection et des souffrances subies.

Pour sa part, l’AFMT persistera à rechercher les causes de la crise déclenchée par un transfert aventureux de la formulation d’un médicament prescrit en situation de monopole en France à des millions de patients.

Saint-Jean, le 21 décembre 2018