VICTIMES DU LEVOTHYROX

Me Levy va engager une action en justice à Lyon

  • La Semaine des Pyrenees Lannemezan
  • 31 Jan 2019
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Fabienne Monquignon est la représente sur le département des Hautes-Pyrénées du collectif Victimes Levothyrox Occitanie. Elle présente le livre qui a été réalisé par une des malades du collectif, Jane Buchet,

TARBES Fabienne Monquignon est la représentante sur le département des Hautes-Pyrénées du collectif

Victimes Levothyrox Occitanie. Elle lance un appel afin d’entamer une nouvelle action en justice.

Fabienne Monquignon fait partie des personnes qui n’ont pas supporté la nouvelle formule du Levothyrox qui a été mise sur le marché par le laboratoire Merck. Elle se bat pour faire reconnaître le préjudice subi. Elle fait le point sur les actions qui ont été menées et qui sont en cours.

La Semaine : Où en est-on des alternatives au Levothyrox ?

Fabienne Monquignon : Depuis avril 2018, 5 alternatives au Levothyrox sont sur le marché : L-Thyroxin Henning comprimé sécable ; T caps capsule molle ; Thyrofix comprimé non sécable ; L-Thyroxine Serb solution buvable en gouttes et Euthyrox comprimé sécable. Beaucoup d’entre nous du collectif on opté pour le Tcaps, médicament comportant seulement deux excipients et très bien toléré. Il est délivré uniquement sur ordonnance et son prix varie. Il n’est toujours pas remboursé. Ce qui est lamentable c’est que les pharmacies en profitent pour augmenter leurs tarifs. Lorsque je l’ai commencé en avril, il était à 10,20 euros. Je me retrouve aujourd’hui à 12,5 €. Les pharmaciens sont bien gentils de me dire qu’ils ont des charges et des employés à rémunérer. On nous avait dit qu’il ne devait pas être plus cher que 11 €. Il y a des personnes qui arrivent à la payer presque 15 €, ce qui est honteux. J’ai donc fait le tour des pharmacies du secteur et c’est la pharmacie en face des galeries Lafayette qui est la moins chère.

Est-ce que le Tcaps est remboursé ?

Le 31 mai dernier, une délégation, dont Sylvie Chereau, a été reçue au Ministère de la Santé pour demander la reconnaissance d’une crise sanitaire et le remboursement du Tcaps. A ce jour, le dossier du Tcaps n’est toujours pas passé en commission de la transparence, première étape avant son remboursement et les autorités n’ont toujours pas reconnu l’état de crise sanitaire. Moi, je le prends depuis le mois d’avril 2018. Il n’y a que depuis le mois de décembre que mon dosage est enfin parfait. J’ai continué à faire des prises de sang toutes les 6 semaines et j’ai jonglé toute seule avec l’aval de mon médecin afin d’arriver au bon dosage. J’espère que ça va continuer. Malgré un changement de traitement, pour bon nombre d’entre nous, nos maux sont toujours présents. C’est pourquoi nous voulons en connaître la cause et savoir comment nous en sommes arrivés là.

Quelles sont vos relations avec l’AFMT ?

Le collectif des victimes du Levothyrox s’est rapproché de l’AFMT (Association Française des Maladies de la Thyroïde) qui œuvre pour les malades depuis plus de 20 ans. Elle a commandé des analyses du médicament auprès du CNRS, auprès d’un chimiste. Après avoir collecté des boites de Levothyrox auprès des malades, le chimiste a trouvé des anomalies. Cela a confirmé la présence de nickel et des nanoparticules d’aluminium. Comment ces substances sont-elles arrivées là ? Mais comme il n’y avait pas eu de protocole d’accord signé entre le CNRS et l’AFMT, le CNRS n’a pas voulu reconnaitre la malfaçon du médicament. Mais il a promis de recommencer les analyses et cela gratuitement. Les prochaines analyses seront réalisées par deux chimistes séparés, sous huissier de justice, afin que cela soit conforme. La semaine dernière, Chantal L’Hoir, présidente de l’AFMT était scandalisée car le CNRS n’a toujours pas adressé la convention à signer pour commencer les analyses du levothyrox nouvelle formule. C’est à penser que le Laboratoire Merck est plus que très puissant !

Où en sont vos actions devant la justice ?

Il était envisagé d’engager une action sur Tarbes. J’avais trouvé un avocat sur le département qui pouvait accompagner Me Levy. Mais comme nous n’étions pas assez nombreux à avoir une protection juridique, Me Levy préfère organiser une action collective sur Lyon. Le but est de toucher le maximum de personnes sur la France entière, quel que soit leur département et quelle que soit leur condition. Il veut toucher tout le monde même les personnes qui n’ont pas de protection juridique. Nous lançons donc un appel à toutes les personnes qui sont intéressées pour s’associer à cette procédure. Pour les personnes qui n’ont pas de connexion internet, elles peuvent adresser uniquement par voie postale un courrier au cabinet de Me Levy, 46 rue du Languedoc 31000 Toulouse, avec une photocopie de la pièce d’identité et une copie éventuelle de la protection juridique pour les personnes qui en ont une. Il ne faut rien envoyer de plus. Il est inutile de joindre le cabinet par téléphone. Pour la réponse, il faut joindre une enveloppe timbrée à son adresse postale. Pour les personnes qui ont une connexion internet, il faut adresser par mail à l’adresse avocats.cabinetlevy@orange.fr, ses coordonnées et en pièces jointes, une photocopie de la pièce d’identité et de son éventuelle protection juridique. Il nous faut aussi toucher le maximum de monde.