Perpignan : « Nous sommes tous des pisseurs de glyphosate ! »

Les analyses des 52 personnes testées le 13 février dernier à Perpignan dans le cadre de la campagne « Du glyphosate dans nos urines » se sont toutes révélées positives. Les taux détectés s’échelonnent de 0,10 à 2,11 nanogrammes d’herbicide par millilitre d’urine.

Tous positifs. Sans exception. À titre de comparaison, les urines des 52 participants à la session de tests organisée le 13 février dernier au Casal de Perpignan présentaient toutes des taux de glyphosate supérieurs ou égal à la « limite de qualité » fixée pour la présence de pesticides dans l’eau potable (0,1 nanogramme par millilitre, le seuil au-dessous duquel l’herbicide est considéré comme sans effet sur la santé).

Dépôts de plaintes en avril

45 des personnes testées envisagent de déposer plainte dès le mois d’avril pour « mise en danger de la vie d’autrui, tromperie aggravée et atteinte à l’environnement » auprès du tribunal de Perpignan.Ces plaintes, qui visent  « toute personne impliquée dans la fabrication, homologation, distribution et large diffusion dans l’environnement de molécules probablement cancérigènes de glyphosate » seront ensuite transmises au pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris.

L’Anses en ligne de mire

Les partisans de l’herbicide précisent de leur côté que ces résultats restent inférieurs à la « valeur sanitaire maximale » de glyphosate dans l’eau, que l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a fixé à 900 nanogrammes par millilitre. Précision utile : des responsables de l’Anses font justement partie des personnes que les « pisseurs de glyphosate involontaires » comptent poursuivre en justice. 

Arnaud AndreuSur le même sujet