INFO EUROPE 1 – Bruno Le Maire va interdire l’additif E171, soupçonné d’effets cancérigènes

 06h33, le 15 avril 2019 , modifié à 10h14, le 15 avril 2019

Selon les informations d’Europe 1, Bruno Le Maire va interdire cet additif alimentaire soupçonné d’avoir des effets cancérigènes. On le trouve notamment dans nos chewing-gums ou dans certains plats préparés.INFO EUROPE 1

E171. Derrière ce nom barbare se cache le dioxyde de titane, un colorant soupçonné d’avoir des effets cancérigènes. On le trouve notamment dans certains bonbons, chewing-gums, sauces, plats préparés, mais également dans les deux tiers de nos dentifrices. D’après les informations d’Europe 1, le ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire va le faire interdire. 

Refusant dans un premier temps la suspension, le ministre a fait marche arrière et attendait le rapport de l’agence de sécurité sanitaire des aliments (ANSES), qu’il vient tout juste de recevoir, pour trancher.

Selon nos informations, Bruno Le Maire a décidé d’agir puisque ce rapport ne contredisait pas les dernières études faites sur ce colorant. En particulier celle de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui a montré il y a deux ans que des rats qui ingurgitaient du dioxyde de titane tous les jours dans les mêmes proportions que nous développaient des anomalies pré-cancéreuses au bout de trois mois. 

Le combat contre cet additif n’est pas fini pour autant

« Quasiment tous les fabricants de bonbons français ont déjà arrêté d’utiliser ce colorant qui n’est absolument pas indispensable, mais aussi Carambar, Lutti et d’autres », explique Magali Ringot, de l’association Agir pour l’environnement. Une interdiction qui a donc été largement anticipée par les industriels. « L’enjeu est surtout dans les chewing-gums sous forme de dragée, les produits importés et des éléments de décoration pour pâtisserie ou pour les chocolats », précise-t-elle. 

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Si le sort du E171 semble scellé pour ce qui est de notre alimentation, le combat contre cet additif n’est pas fini pour autant : les associations dénoncent sa présence dans l’enrobage de 4 à 5.000 médicaments, comme le Doliprane en gélule ou le Spasfon rose, mais également dans certains cosmétiques. 

Par Eve Roger, édité par Ugo Pascolo