Bretagne. Les victimes du Levothyrox invitées à se signaler

250 personnes ont assisté à la réunion du collectif Levo NF Breizh, samedi à Gouarec.
250 personnes ont assisté à la réunion du collectif Levo NF Breizh, samedi à Gouarec. | OUEST-FRANCE

Ouest-France

Publié le 13/05/2019 à 10h03Lire le journal numérique

250 victimes du Levothyrox, médicament prescrit aux malades de la thyroïde, ont répondu à l’invitation du collectif breton Levo NF Breizh, samedi 11 mai, à Gouarec (Côtes-d’Armor). Une réunion au cours de laquelle, le collectif a mis en avant la nécessité de faire un signalement des effets secondaires.

Samedi 11 mai, la salle du Bel-Air à Gouarec, en Centre-Bretagne, a accueilli 250 personnes ayant répondu à l’invitation du collectif Levo NF Breizh. Les quatre intervenantes ont incité les victimes de ce médicament à effectuer un signalement des effets secondaires résultant de la prise du Lévothyrox NF (nouvelle formule). Avant d’expliquer qu’une plainte contre X et la signature d’une pétition pouvaient elles aussi servir la cause.

« Deux scandales sanitaires en un ! »

Le Dr Catherine Noël, angiologue et membre de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), n’a pas mâché ses mots. « Depuis 2007, le Lévothyrox NF a été mis sur le marché après une simple étude de pharmacovigilance, lance-t-elle. C’est une étude clinique qui aurait dû être mise en place. C’est un scandale sanitaire ! »

Un scandale qui, selon elle, « en cache un autre. Ensuite, le principe de précaution n’a pas été appliqué. 3 millions de malades ont pris ce nouveau médicament en ignorant que sa formule avait été changée. Or, nombre d’entre eux ont subi quantité d’effets indésirables et, pour certains, l’ont signalé. Or, le Lévothyrox NF est toujours sur le marché… »

Signaler les effets indésirables

Martine Arz, représentante du collectif, invite toutes les victimes du Lévothyrox à faire un signalement des effets indésirables dont elles souffrent. « C’est la première chose à faire, revendique-t-elle, sur le site www.signalement-sante.gouv.fr. »

Ou par écrit : au Centre régional de pharmacovigilance, CHRU de Pontchaillou, 2 rue Le-Guillou, 35033 Rennes Cedex 9, pour les départements 22, 35 et 56 ; au CHU La Cavale Blanche, bd Tanguy-Prigent, 29609 Brest CEDEX, pour les Finistériens.

Plaintes et pétitions

Martine Arz, par ailleurs, fait état de 9 000 plaintes déposées à l’échelle nationale. « Les plaintes contre X peuvent être déposées auprès de votre assurance, au commissariat ou à la gendarmerie », explique-t-elle. Avant d’inviter l’assemblée à signer la pétition en ligne sur le site change.org, émanant du collectif« pour qu’un laboratoire français reprenne l’ancienne formule et le commercialise à nouveau. Elle a fait ses preuves pendant plus de 30 ans », remarque-t-elle.