Réunion Lévothyrox. Souffrances et incompréhension

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Publié le 13 mai 2019 à 15h23 Modifié le 13 mai 2019 à 15h26

Le collectif Lévo NF Breizh organisait, ce samedi 11 mai à la salle Bel Air de Gouarec, une réunion régionale où 250 victimes ont pu exprimer leurs souffrances en lien avec le scandale de la nouvelle formule du Lévothyrox.

Samedi 11 mai, le collectif Lévo NF Breizh regroupant les victimes du changement de formule du Lévothyrox, soignant la thyroïde, tenait une réunion régionale à la salle du Bel Air de Gouarec, mise à disposition par la commune. Si la première réunion de mars 2018 avait permis d’éclaircir la situation, celle-ci fut surtout un espace public où 250 victimes ont pu exprimer leurs souffrances et leur incompréhension.

Pascale Lesoen, référente du Centre Bretagne, est entrée dans le vif des débats. « Nous avions demandé de prendre contact par téléphone pour assister à cette réunion. Je ne pensais pas entendre autant de souffrances au bout du fil. Le désespoir allait jusqu’à des idées de suicide à cause du déni du problème par le monde médical ». Martine Arz, responsable du collectif et référente du Morbihan, abondait dans ce sens. « Le pire de ce scandale, est sa non prise en charge, le refus d’écouter les patients qui souffrent dans leur corps. On met ça sur le compte d’autres pathologies, comme les tremblements, c’est Parkinson !

Témoignages poignants

Catherine Noël, médecin angiologue, dénonce quant à elle un scandale à deux niveaux. « La mise sur le marché de la nouvelle formule du Lévothyrox en éliminant d’office le produit existant est un non-sens. L’ancienne formule était efficace et bien tolérée sur une large majorité de patients. Ensuite la gestion de la crise en éliminant d’office une possibilité d’un défaut du médicament et le refus d’entendre les patients touchés par les effets secondaires est du jamais vu ».

Dans la salle, de nombreux témoignages étaient souvent difficiles à entendre. « Tout allait bien jusque ce changement de formule, maintenant je ne vis plus. J’ai l’impression d’avoir vieilli de 20 ans en quelques mois ». « Je ne sors plus, je ne peux plus conduire ». « Je souffre tellement que je voulais en finir avec la vie ». « Mon médecin n’écoute pas ma souffrance et s’entête à me prescrire le Lévothyrox nouvelle formule, qui me détruit ».

Des conseils ont été donnés, parmi lesquels « surtout faire la déclaration des effets secondaires à l’organisme de pharmaco-vigilance » et de signer la pétition pour que l’État reprenne l’ancienne formule tombée dans le domaine public pour le remettre sur le marché. D’autres réunions pourraient voir le jour.
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