Une consultante liée à Monsanto et Bayer se présentait comme journaliste lors d’un procès concernant le Roundup

Son employeur, FTI Consulting, conseillait notamment Monsanto lors du rachat par Bayer. 

Les locaux de la société FTI Consulting, à Washington, aux Etats-Unis, jeudi 16 mai 2019. 
Les locaux de la société FTI Consulting, à Washington, aux Etats-Unis, jeudi 16 mai 2019.  (E

Des lobbyistes qui se font passer pour des journalistes ? La société FTI Consulting, un important cabinet de conseil et de relations publiques comptant parmi ses clients Monsanto et l’allemand Bayer, est accusée d’avoir commis ce grave manquement à l’éthique. Samedi 18 mai, l’AFP rapporte qu’une trentenaire qui disait couvrir un procès autour du controversé désherbant de Monsanto, le Roundup, en tant que journaliste pigiste, était en fait employée par FTI.

Ces révélations interviennent alors que le géant agrochimique Bayer-Monsanto est aux prises avec une polémique et une enquête en France. En 2016, l’agence de communication Fleishman Hillard aurait fiché, pour le compte de Monsanto, des centaines de personnalités, dont des journalistes, concernant leur position sur les OGM ou le glyphosate, ou encore leur propension à être influencés.

FTI dit avoir lancé une enquête interne  

Pendant ce procès, cette employée a régulièrement affirmé être journaliste pigiste, citant la BBC et le journal spécialisé britannique The Inquirer. Les deux médias ont démenti à l’AFP qu’elle ait couvert le procès pour eux.

Selon la firme de consulting, « la mission donnée à l’employée en question était d’assister au procès et son but était expressément et uniquement de prendre des notes sur les débats » à l’audience, qui se tenait à San Francisco (Californie). « Lorsque [FTI] a appris que ladite employée s’était présentée de façon erronée lors de sa mission, la firme a entamé une enquête interne et prendra les mesures nécessaires et appropriées », a assuré un porte-parole à l’AFP. La société est « résolue à opérer conformément aux principes éthiques les plus élevés » et prend « le sujet très au sérieux », a-t-il ajouté.

FTI Consulting a par ailleurs confirmé avoir conseillé Monsanto lors du rachat par Bayer annoncé en 2016 et finalisé en 2018. « Monsanto est toujours un client », a ajouté la société.

FTI dit avoir lancé une enquête interne  

Pendant ce procès, cette employée a régulièrement affirmé être journaliste pigiste, citant la BBC et le journal spécialisé britannique The Inquirer. Les deux médias ont démenti à l’AFP qu’elle ait couvert le procès pour eux.

Selon la firme de consulting, « la mission donnée à l’employée en question était d’assister au procès et son but était expressément et uniquement de prendre des notes sur les débats » à l’audience, qui se tenait à San Francisco (Californie). « Lorsque [FTI] a appris que ladite employée s’était présentée de façon erronée lors de sa mission, la firme a entamé une enquête interne et prendra les mesures nécessaires et appropriées », a assuré un porte-parole à l’AFP. La société est « résolue à opérer conformément aux principes éthiques les plus élevés » et prend « le sujet très au sérieux », a-t-il ajouté.

FTI Consulting a par ailleurs confirmé avoir conseillé Monsanto lors du rachat par Bayer annoncé en 2016 et finalisé en 2018. « Monsanto est toujours un client », a ajouté la société.

« Consultante et journaliste freelance »

Sur le réseau professionnel LinkedIn, l’employée se présente actuellement comme « consultante et journaliste freelance », une mention ajoutée récemment. Auparavant, elle indiquait seulement travailler depuis mai 2014 pour FTI Consulting, au sein de sa division « Communication stratégique ». Cette entité est spécialisée « dans l’usage de la communication pour aider les entreprises à réaliser des objectifs ‘business’ discrets », selon le site internet de FTI.

Le procès auquel assistait l’employée de FTI s’est soldé fin mars par la condamnation de Monsanto à verser plus de 80 millions de dollars pour avoir caché la dangerosité du Roundup. A LIRE AUSSI