Urgences : Agnès Buzyn exfiltrée d’un hôpital face à la grogne du personnel à la Rochelle

Urgences : Agnès Buzyn exfiltrée d'un hôpital face à la grogne du personnel à la Rochelle

Agnès Buzyn en visite à l’hôpital de La Rochelle le 12 juillet 2019.©XAVIER LEOTY / AFP

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Orange avec AFP-Services, publié le samedi 13 juillet 2019 à 09h10

En visite à l’hôpital Saint-Louis de La Rochelle, la ministre de la Santé a été poursuivie dans les couloirs par des manifestants réclamant plus de moyens.

« Hôpital en colère », ont scandé les manifestants à l’encontre d’Agnès Buzyn. En visite à l’hôpital Saint-Louis de La Rochelle, la ministre de la Santé a été chahutée, vendredi 12 juillet, à La Rochelle. 

Elle a même été poursuivie dans les couloirs des urgences par des manifestants, lors de la visite de l’un des services d’urgence pour lesquels un budget de rénovation ou d’agrandissement est prévu, a-t-elle assuré.


« Je suis venue ici parce qu’il y a beaucoup de personnel en grève, du personnel qui donne de la voix », a indiqué la ministre, accueillie devant l’entrée des urgences par un piquet de grève, et diverses banderoles clamant « Buzyn, stop au buzyness ! », « Urgences à l’agonie », ou « Pour être soignés, prenez la journée ! »

Les manifestants, environ 150, des grévistes du groupe hospitalier de La Rochelle-Rochefort, mais aussi du personnel d’aide médicale d’urgence de départements voisins, ont joué au chat et à la souris avec la police, la débordant en partie, pour suivre Agnès Buzyn dans les couloirs des urgences, en lui criant des slogans: « Des moyens pour l’hôpital ! », « L’hôpital n’est pas à vendre ! ».

Exfiltrée par une sortie arrière

Au terme d’une visite de près de deux heures, la ministre a été exfiltrée par une sortie arrière de l’hôpital. Auparavant, elle avait rappelé aux représentants des grévistes, et devant la presse, les mesures d’urgence annoncées en juin « pour aider (les services d’urgences) cet été à recruter du personnel », et les « primes de risque » dès juillet, ainsi qu’une « prime de coopération » avec les médecins pour infirmiers et infirmières « faisant gagner du temps d’attente aux urgences ».

« Et puis il y a un budget dédié à la réhabilitation d’un certain nombre de services d’urgences. Beaucoup sont trop petits, c’est le cas de La Rochelle, car ils ont été construits il y a 20 ans quand il y avait deux fois moins de passage. Beaucoup sont vétustes et on a besoin de les agrandir, (…) d’organisation permettant de mieux travailler ». Ce budget consacré à la rénovation des urgences « est déjà proposé aux établissements » a-t-elle souligné.


En écho à la ministre qui évoquait un manque de lits « en aval », « lits de soins de suite et de réadaptation, ou des lits en Ephad », afin de fluidifier les urgences, un des manifestants, Pascal Gaudin, secrétaire FO du groupe hospitalier rochelais a estimé qu’il faudrait « 200.000 postes de plus dans les Ehpad, 100.000 de plus dans les établissements de santé ».