Rappelez-vous qu’il y a 3 semaines nous vous parlions du Maroc

Des appels à l’aide nous arrivent du Maroc, des malades désespérés ne trouvant plus leur traitement vital, et pour certains depuis deux mois!.

122.000 patients sont reconnus en France comme prenant encore l’ancienne formule via les pharmacies. Que dire de ceux qui vont faire leurs stocks à l’étranger! On peut allègrement doubler le chiffre!

Cela crée un déséquilibre catastrophique pour les populations locales qui ne connaissent pas d’autres formules, et ont peu de moyens!

Ces boites seraient stipulées comme fabriquées en France à Semoy, pays de Jean Pierre DOOR. Selon nos connaissances de l’instruction cette usine ne produirait plus l’ancienne formule!

Cherchez l’erreur, de qui se moque t-on? Pensez à ceux qui n’ont pas le choix

Battez vous en France pour garder cette ancienne formule, rejoignez les associations les collectifs n’aidez pas de façon indirecte à cette pénurie

On a la démocratie que nous méritons, l’AFMT est faite de malades citoyens de leur vie défendant la cause d’un plus grand respect de notre santé et de l’humain.

Chantal L’HOIR

Commentaire d’une malade

Il faut absolument savoir Où est fabriqué le Levo au lactose. Semoy est d’après Merck KGaA, uniquement une usine spécialisée dans la fabrication et le conditionnement d’antidiabétiques oraux à base de metformine.Si c’est l’Asie qui fabrique le Levo au lactose, la provenance doit être indiquée sur la boite. Nous savons que Merck fabrique en Chine des médicaments. Lesquels ? Sont-ils destinés à l’Europe et si oui, portent-ils la mention de Nantong ?Cooper Pharma a pour fournisseur Merck d’Allemagne mais porte la mention Semoy. Pourquoi ? Cooper Pharma doit bien savoir d’où vient le Levo au lactose.Nous connaissons la réponse de Merck : « Il s’agirait en fait, se défend Merck, d’une réglementation différente au Maroc qui obligerait à inscrire, sur les boites de médicament, les sites de production actifs (dans les faits, celui de Darmstadt en Allemagne) et les sites de production dits potentiels (Semoy) lors de l’autorisation de mise sur le marché du produit. » Mais que répond Cooper pharma ? 
Reprenons la phrase dite par Merck : « … Semoy = sites de production potentiels. » Donc ils peuvent fabriquer en France le levo au lactose. Merck a-t-il besoin d’autorisations ? de feu vert de notre ministre Mme Buzyn ? 

Le Lévothyrox indisponible sur le marché marocain, le ministère rassure

JUIL 18AFMT

Le Lévothyrox, un médicament vital pour des patients atteints d’hypothyroïdies, est introuvable sur le marché depuis près d’un mois. Des sources officieuses proches du distributeur Cooper Pharma assurent que le marché sera réapprovisionné dans les prochains jours.

Médicaments: le Lévothyrox indisponible sur le marché, le ministère et

Hayat Gharbaoui

Le 16 juillet 2019 à18:24Modifié le 17 juillet 2019 à 13:43

Voilà un autre médicament en rupture dans les officines. Le Lévothyrox, médicament prescrit pour soigner l’hypothyroïdie (insuffisance de sécrétion de la glande thyroïde), ou après une chirurgie du cancer de la thyroïde est introuvable.

Ce médicament produit par le laboratoire allemand Merck et distribué au Maroc par Cooper Pharma est indisponible depuis 15 jours à un mois, en fonction des villes et des stocks des officines.

Narcisse@Words_failed

Levotirox en rupture de stock. Disons juste que c »est un traitement pour maladie chronique, sans médicament équivalent, sans visiblement aucune communication du ministère et/ou syndicats de pharmaciens qui sont tout aussi étonnés que leurs clients.#Sante #Maroc creusez vos tombes820:13 – 15 juil. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de Narcisse

« C’est un médicament vital pour ma mère. Si elle ne le prend pas, elle risque de mourir. La seule fois où elle a oublié de le prendre, elle s’est évanouie dans la rue et a dû être transportée aux urgences. Et cela fait 5 jours qu’on ne le trouve pas », nous confie une citoyenne qui s’insurge contre cette situation.

Le manque d’information : pire que la rupture

Cette dernière nous assure que c’est la panique chez la famille des patients. « Ceux qui en ont les moyens s’approvisionnent à l’étranger mais les autres n’ont d’autres choix que de continuer à sillonner les rues d’une pharmacie à l’autre dans l’espoir de trouver une boite ou deux », témoigne-t-elle. 

Le ministère de la Santé est resté injoignable. En fin de journée, il a publié un communiqué rassurant.

« Personne ne nous explique les raisons derrière cette situation. Les pharmacies n’ont aucune information. Sur le site du ministère de la Santé, il n’y a aucune notification à ce sujet. On ne sait pas s’il s’agit de pénurie, de rupture, ou de son retrait du marché. Et le plus important, personne ne nous offre d’alternative », s’insurge cette citoyenne.

Contacté, le syndicat des pharmaciens nous confirme la rupture mais n’a, en effet, aucune information sur les raisons de l’indisponibilité du Lévothyrox ni quand le médicament sera à nouveau disponible.

La demande mondiale derrière la pénurie locale 

Une source proche du distributeur Cooper Pharma nous confie que « c’est un phénomène mondial qui est dû à une augmentation de la consommation dans le monde et la situation est en train de rentrer dans l’ordre ».

« Il y a eu une demande mondiale très forte du produit et le rationnement touche plusieurs pays dans le monde. C’est en train de se régler », assure notre source.

Le distributeur a eu des confirmations de la part de son fournisseur. « Le produit sera de nouveau disponible dans les prochains jours », nous assure-t-on.

Joint par téléphone, Taher Hassen, General Manager Morocco & Tunisia du fabricant allemand Merck, nous confirme que cette rupture est momentanée et qu’elle est due à « une tension mondiale qui va se résoudre les jours à venir ». Notre interlocuteur assure avoir contacté le ministère de la Santé pour l’informer de la situation et « que tout est mis en œuvre pour résoudre le problème dès que possible ».  

Le laboratoire allemand nous a par la suite adressé une communication officielle dans laquelle il affirme que « des mesures correctives ont été évaluées et sont actuellement en cours d’exécution au niveau des différents sites globaux afin d’assurer une reprise normale et continue de l’approvisionnement pour tous les marchés ».  « Un réapprovisionnement graduel commencera à partir de la fin de ce mois et visera une reconstitution optimale des stocks vers la fin de l’année 2019 », ajoute le fabricant du Lévothyrox.

Un communiqué du ministère de la Santé, tombé en fin de journée ce 16 juillet, confirme les éléments cités plus haut.

Le communiqué assure par ailleurs que le ministère en coordination avec le distributeur gère le stock disponible de ce produit vital. Néanmoins, il ne donne aucune indication sur la quantité des boîtes en stock ni si ce stock sera suffisant pour couvrir la demande en attendant le réapprovisionnement du marché.

Où est le stock de sécurité des produits vitaux ?

Le Lévothyrox n’est pas un cas isolé. Le marché marocain du médicament vit depuis quelques mois déjà au rythme des ruptures. La situation devient alarmante, d’autant plus que le manque d’information et le flou alimentent la panique des citoyens, surtout ceux qui ont besoin de médicaments essentiels.

Cette situation interroge également sur le stock de sécurité que les industriels doivent détenir. Selon un arrêté du ministère de la Santé, aujourd’hui décrié par les professionnels, les industriels doivent avoir trois mois de stock de toutes leurs références.

Lors d’une conférence-débat organisée le mercredi 10 juillet par la Chambre de commerce britannique sur le thème « Comment améliorer le système d’approvisionnement pharmaceutique au Maroc ? », Rachid Lamrini, ancien président du conseil l’Ordre des pharmaciens fabricants et répartiteurs (COPFR) avait, à juste titre, évoqué ces deux problèmes.

« Il y a une absence totale d’information sur les ruptures et les dates de remises à disposition pour les professionnels de santé. Nous n’avons pas une publication des médicaments arrêtés », s’insurgeait-il en présence du secrétaire général du ministère de la Santé, Hicham Nejmi.

Rachid Lamrini avait également évoqué lors de son intervention, la problématique du stock. « Les raisons internationales des ruptures, ce sont des causes normales qui peuvent arriver dans la vie d’un produit, mais au Maroc d’autres causes additionnelles expliquent certaines ruptures », accusait-il.

« L’arrêté 2002 relatif au stock de sécurité des médicaments est caduc voir obsolète… il ne marche pas parce qu’il impose un stock de sécurité de trois mois sans définir ce que c’est la rupture. La finalité de ce texte est donc d’avoir un stock et non pas d’éviter d’avoir des ruptures de médicaments », ajoute ce dernier qui appelle à amender ce texte.

L’ex-président du COPFR a également fustigé la consistance de ce texte. « Exiger trois mois de stock de sécurité pour les établissements industriels, c’est anti-économique, c’est suicidaire, aucun établissement ne peut avoir 3 mois de stock sur l’ensemble de ses références qu’il ne peut toucher qu’après accord de la direction du médicament. C’est-à-dire, on demande à l’industriel de tourner avec 5 mois au total de produits finis et 3 mois de matières premières donc 8 mois de chiffre d’affaires… Par ailleurs, on demande au grossiste un mois de stock de sécurité pour 80% de ses références… ce n’est pas normal… Le grossiste doit avoir un stock de 100% des médicaments essentiels et s’il n’a que 20% des médicaments de confort ce n’est pas grave », plaide-t-il.

En effet, il appelle à faire une distinction entre les médicaments essentiels et vitaux et les médicaments de confort (vitamines,…) et qu’en définitive les stocks de sécurité concernent les médicaments essentiels seulement.

Chantal L’HOIR répond pour l’AFMT

C’est une honte, les malades Français qui ont été très mal avec la nouvelle formule, cherchent à retrouver l’ancienne dans tous les pays possibles! Créant ainsi un désordre sur les stocks une fois Italiens, une fois Espagnols maintenant Marocains et même Russes. C’est irresponsable de la par les autorités sanitaires. L’AFMT réclame en urgence que cette ancienne formule soit copiée à l’identique par un laboratoire Français de confiance, Plus de 120.000 patients n’ont pas abandonnés l’ancienne formule officiellement, sans compter justement ceux qui vont se servir ailleurs. Hormis le risque d’un produit ne correspondant pas à des normes sécuritaires, sachant que les hormones thyroïdiennes au dessus de 22° perdent une partie de leur efficacité!

Non l’AFMT ne cautionnera en aucun cas le switch vers d’autres produits si c’est au détriment de l’abandon de l’ancienne formulePosted in accueilpresse