Saint-Jean. Les cheveux des élus hébergent-ils des phtalates ?

Gérard Galonier, conseiller délégué aux Services Techniques, avec Nathalie Ferrand-Lefranc et Gérard Bapt.Publié le 03/08/2019 à 03:52 , mis à jour à 08:40      

Gérard Galonier, conseiller délégué aux Services Techniques, avec Nathalie Ferrand-Lefranc et Gérard Bapt.

L’opération «Zéro Phtalates» est «une action de sensibilisation dans le cadre des engagements pris avec la charte «territoire sans perturbateur endocrinien», signée par la commune», dit Gérard Bapt, député honoraire. Elle est menée par l’association Réseau Environnement Santé (RES) dont le député est le conseiller. Les phtalates sont présents partout à des niveaux différents dans notre environnement quotidien : cosmétiques, peintures, vêtements, jouets, etc. Certains d’entre eux possèdent un effet perturbateur endocrinien, avec des conséquences sur la fertilité.

«L’Occitanie est la région la plus touchée par ses problèmes» rappelle Gérard Bapt. L’exposition aux phtalates disparaît dans le sang au bout de quelques jours, mais les métabolites de phtalates restent, eux, présents dans les cheveux. Ceux-ci gardent en mémoire ces substances nocives, comme la drogue ou les produits dopants, raison pour laquelle certains cyclistes se rasaient la tête il y a quelques années.

À Saint-Jean, 5 élus avec cheveux, ont ainsi accepté de s’en faire «prélever une touffe» dixit un des volontaires, par Nathalie Ferrand-Lefranc, responsable régionale du RES, à des fins d’analyse. Ces échantillons sont ensuite envoyés dans un laboratoire spécialisé en Allemagne. D’autres communes participent à cette action, Ramonville par exemple, car il faut un grand nombre de prélèvements pour lancer ensuite une étude. Les résultats seront connus dans 2 mois.

Les personnes qui seront les plus exposées, «cela peut aller du simple au centuple pour une même population» précise Gérard Bapt, seront amenées à répondre aux enquêteurs du RES, afin de déterminer les causes de contamination. Les 5 élus, seront-ils, à l’instar d’un ancien cycliste bien connu, victime du syndrome «à l’insu de mon plein gré» ? Réponse dans quelques semaines.