Une cellule capable de s’attaquer à tous les cancers découverte par des chercheurs gallois

Selon les scientifiques, cette cellule parvient à distinguer les cellules cancéreuses des saines. Cette découverte représente un nouvel espoir pour des traitements plus efficaces.

Cette découverte pourrait révolutionner les traitements contre le cancer (photo d’illustration).
Cette découverte pourrait révolutionner les traitements contre le cancer (photo d’illustration). | STEFAN WERMUTH / REUTERS

Afficher le diaporamaOuest-FrancePublié le 22/01/2020 à 12h19

Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un traitement universel contre le cancer. Des chercheurs de l’université de Cardiff, au Pays de Galles, ont mis au jour une cellule T, capable de s’attaquer à la plupart des cancers chez l’humain.

Aujourd’hui, les thérapies font appel à des cellules immunitaires de type CAR-T, personnalisées pour chaque patient et chaque pathologie, tandis que la chimiothérapie touche à la fois les cellules malignes et les cellules en bonne santé, dans une moindre mesure.

Les cellules T, découvertes par les scientifiques gallois, sont équipées d’un nouveau type de récepteur, capable de déceler et tuer les cellules cancéreuses, tout en ignorant les cellules saines. Surtout, ce récepteur scanne une molécule commune à toutes les cellules humaines.

De nouvelles possibilités

Les auteurs et autrices de l’étude estiment que cette découverte promet « des opportunités enthousiasmantes pour la totalité des cancers et de la population » que l’immunothérapie n’offrait pas jusqu’ici. « Nous espérons que ces nouveaux récepteurs ouvrent une nouvelle voie pour cibler et détruire un large panel de cancers chez tous les patients. Personne n’imaginait cela possible », s’est félicité le professeur Andrew Sewell, qui a dirigé les recherches.

Les expérimentations réalisées in vivo sur des souris, ont porté sur des cancers du poumon, de la peau, du sang, du colon, du sein, de la prostate, des ovaires, du rein et des cervicales. Des expériences sur des humains pourraient être menées d’ici la fin de l’année à l’issue de tests de sécurité. « Il reste beaucoup d’obstacles à franchir, a précisé le Pr Sewell, cependant, si les tests sont fructueux j’espère que ce nouveau traitement pourra être appliqué à des patients dans quelques années. »