Cancers pédiatriques : la commune de Sainte-Pazanne verse une subvention au collectif de parents

La commune de Sainte-Pazanne a décidé de verser 1035 € de subvention au collectif Stop aux cancers de nos enfants, mobilisé autour des cas de cancers pédiatriques dans le secteur.

Publié le 5 Fév 20 à 13:57|Modifié le 5 Fév 20 à 15:25

C'est la première fois que le collectif Stop aux cancers de nos enfants se voit attribuer une subvention municipale, pour soutenir son combat.
C’est la première fois que le collectif Stop aux cancers de nos enfants se voit attribuer une subvention municipale, pour soutenir son combat. (©Adobe stock)

Réunis en séance mardi 28 janvier 2020, les conseillers municipaux de Sainte-Pazanne (Loire-Atlantique) ont décidé d’allouer une subvention au collectif Stop aux cancers de nos enfants.

Pour la première fois, sachant qu’il a été créé en 2019, ce collectif de parents reçoit donc de l’argent public, issu de la commune de Sainte-Pazanne, soit soit 1 035 €, à savoir l’équivalent de 0,15 centime d’euro par habitant (pour 6901 habitants donc).

Le collectif Stop aux cancers de nos enfants a été lancé à la suite de la mise au jour d’un nombre anormal de cas de cancers pédiatriques, à Sainte-Pazanne et dans plusieurs communes voisines. Depuis, le collectif a multiplié les initiatives pour alerter les autorités sanitaires et mener des investigations, entouré notamment de scientifiques et de personnalités politiques.

Lire aussi : Cancers pédiatriques, maladies liées à l’environnement : une table ronde à l’Assemblée nationale, à Paris

Selon nos informations, le débat sur l’octroi de cette subvention a porté, surtout en commission municipale chargée d’étudier les subventions, sur le fait que le collectif n’était pas constitué en association. Finalement, la commune est passée outre sur cet aspect, le conseil municipal ayant voté la subvention à l’unanimité.

Pour aider le collectif de parents dans son fonctionnement

« Les sept maires des communes concernées par l’étude réalisée par l’Agence régionale de la santé et Santé publique France se concertent pour analyser les suites à donner à ce dossier », a indiqué Bernard Morilleau, le maire de Sainte-Pazanne.

Cette subvention vise à aider le collectif pour son fonctionnement, mais pas pour financer les recherches dont le coût est à la charge de l’État.

Il rappelle par ailleurs que « les sept maires ont signé une lettre adressée aux ministres de la Santé et de la Recherche, dans laquelle on leur demande de les rencontrer et de poursuivre les recherches de causes des cancers. C’était fin décembre et nous n’avons toujours pas eu de réponse. »

Lire aussi : Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : sept maires écrivent aux ministres

Bernard Morilleau, qui est par ailleurs candidat à sa succession aux prochaines élections municipales de mars 2020, s’est rendu à la table ronde organisée jeudi 30 janvier par la députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso, à l’Assemblée nationale, à Paris, sur la « santé environnementale » et les cancers pédiatriques. Une réunion « utile », estime-t-il, qui « a eu le mérite de nous éclairer sur nos possibilités d’actions, en tant qu’élus locaux, sachant que la santé doit être l’une de nos priorités dans nos politiques publiques. »

« Santé environnementale une priorité du XXIè siècle » table ronde de ce jour @AssembleeNat un réel consensus entre tous les acteurs pour que le préventif soit une complémentarité indispensable à celle de la recherche @Grandirscancer @agnesbuzyn @AdrienTaquet @France3Presse

Voir l'image sur Twitter

721:27 – 30 janv. 2020Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de @sandrinejossoAN

Laurent Massonchef de file de la liste qui sera opposée à celle de Bernard Morilleau en mars prochain, compte parmi ses colistiers pas moins de cinq membres du collectif Stop aux cancers de nos enfants. « Au lieu d’une subvention ainsi versée, j’aurais plutôt préféré que la commune participe aux frais d’analyses », affirme Laurent Masson. Des frais énormes pour le collectif de parents, qui espère pouvoir présenter des résultats avant le 3 mars 2020, date du prochain comité de suivi à l’Agence régional de santé (ARS) des pays de la Loire.