Coronavirus : le virus aurait muté une première fois en une version plus dangereuse

Selon une étude préliminaire chinoise, il n’existerait pas une mais deux souches de virus. Le type S, plus ancien, aurait muté en type L, plus virulent et à transmission plus rapide. Il se retrouve chez 70 % des cas déclarés.

Par Jean-Paul FritzPublié le 05 mars 2020 à 12h55 Mis à jour le 05 mars 2020

A la date du 5 mars, 53 423 personnes ont déjà guéri du Covid-19. Un chiffre qui augmente beaucoup plus rapidement que le nombre de cas déclarés dans le monde, malgré les nouveaux foyers d’infection, comme en Italie ou en Iran.

Certains cas de la maladie sont plus graves que d’autres, et l’on parle bien sûr des personnes plus vulnérables à ce type d’infections. Mais, 2, si l’on en croit les travaux d’une équipe de chercheurs chinois, les effets du Covid-19, graves ou bénins, pourraient être également dus à l’existence simultanée de deux souches différentes du virus SARS-CoV.

Xiaolu Tang, de l’université de Pékin, et ses collègues viennent en effet de publier une étude surprenante dans « National Science Review », une revue de l’Académie des Sciences de Chine. En s’intéressant à l’étendue des divergences entre le SARS-CoV-2 et les autres coronavirus de la même famille, dont ceux que l’on trouve chez les chauves-souris, ces scientifiques ont mis en évidence un élément inattendu.

Il y aurait en effet non pas une mais deux variantes du virus du Covid-19, représentant deux étapes de l’évolution du virus. « Les analyses génétiques de 103 génomes de SARS-CoV-2 indiquent que ces virus ont évolué en deux types majeurs (désignés L et S) », assurent les auteurs.Epidémie de coronavirus : « 5 à 6 milliards d’euros de manque à gagner pour le tourisme en France »

Une version plus agressive qui se répand plus vite

Il ne s’agit pas pour autant de deux virus différents, mais bien de variations au …

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