Coronavirus. Près d’un tiers des patients décédés souffrait de diabète

Les personnes diabétiques sont considérées comme particulièrement vulnérables face au coronavirus. Plusieurs études chinoises, américaines et italiennes révèlent qu’entre un quart et un tiers des patients décédés du Covid-19 étaient diabétiques.

Un médecin utilise un glucomètre sur le doigt d’un patient diabétique (photo d’illustration).
Un médecin utilise un glucomètre sur le doigt d’un patient diabétique (photo d’illustration). | STOCK.ADOBE.COM

Afficher le diaporamaOuest-FrancePublié le 06/04/2020 à 15h34

Les personnes diabétiques ont un risque accru de développer une forme grave du Covid-19, cette pneumonie donnée par le coronavirus Sras-Cov 2. C’est en effet ce qu’explique le professeur Ronan Roussel, chef du service d’endocrinologie, diabétologie et nutrition de l’hôpital Bichat à Paris. Si on a du diabète, on a plus de risque d’avoir une forme sévère de Covid-19, a-t-il ainsi déclaré à nos confrères de France 3.

Le professeur Roussel s’appuie sur des études chinoises, mais aussi américaines et italiennes sur la question. Selon ces premières analyses, être diabétique multiplierait par 2 à 4 le risque de décès lié à l’infection du coronavirus.

Selon le médecin qui est aussi coordinateur de la Fédération des services hospitaliers de diabétologie parisiens, ces études révèlent qu’entre un quart et un tiers des malades décédés après une contamination au Covid-19 sont diabétiques.

Beaucoup de diabétiques chez les plus de 75 ans

En France, entre 6 et 8 % de la population souffrent de diabète, indique France 3. Un chiffre qui augmente plus fortement encore chez les personnes âgées. Selon la Fédération française des diabétiques, le nombre de personnes âgées de 75 ans et plus souffrant de diabète en France atteint en effet 26 % (1 sur 4)

Pour faire face à l’inquiétude des diabétiques et répondre à leurs interrogations, un site et une nouvelle application baptisés Covidiab ont été mis en service par l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et l’Université de Paris.