Le 11 mars: 10 ans après Fukushima en pleine crise « COVID » !

L’heure est à la réflexion et à l’humilité

Comment conscientiser, comment faire comprendre à nos proches à nos enfants que l’énergie à tout va, signifie la destruction de la planète. Une consommation insatiable sur le dos de qui ?
Le pas a été franchi et le stade de non-retour se profile à l’horizon !

Fukushima a touché un des pays les plus industrialisés du monde ! Des km carrés détruit à jamais pour des milliers de gens qui ont tout perdu et ne pourront plus jamais revenir chez eux ! Et si c’était vous ?

Je suis effarée de voir les poubelles des uns et des autres sans tri, le niveau de vie considéré comme un acquis ! Donc le droit de polluer ! Cela laisse à réfléchir. Je ne suis pas une moraliste et j’ai pas mal encore à apprendre ! Mais l’énergie nucléaire ne vient-elle pas de l’uranium et celui-ci d’où vient-il ? (64% de la production du Niger est pour la France, cela n’a pas enrichi la population qui reste avec une moyenne de vie en dessous de 62 ans !),

Et après comment gère-t-on les déchets ? Comme nos plastiques on les envoie dans le tiers monde ?

 Quand il y a eu le COVID, on rêvait au monde d’après…. Malheureusement il semble pire plus égoïste, laissant une misère considérable s’installer.

Par contre sans être scientifique, j’observe que le COVID a touché les pays les plus industrialisés!

La réponse est aussi dans notre mode de vie et de surconsommation avec ses comorbidités, 30% des décès seraient des diabétiques aux USA,  plus de 10% de la population américaine est diabétique et nous n’en sommes pas loin !

Pourtant l’humain pourrait être exceptionnel, dans son génie créateur, il est grégaire il a besoin des autres, n’avez-vous pas vu quand on est plusieurs sur un chantier, comme tout semble avancer plus vite et le bonheur à partager une bonne table derrière !

Nous sommes très touchés par ce drame de Fukushima, il s’est passé 3 semaines après qu’on fêtait la venue à Bourret de Youri Bandajevsky

Ce professeur de médecine qui courageusement a suivi et défendu le suivi médical des enfants Biélorusses victimes de Tchernobyl ! Et le jour de Fukushima nous étions en train de manifester au Tribunal de Grande Instance de Paris par rapport à la reconnaissance du passage de Tchernobyl sur la France! Les drames se suivent et se ressemblent hélas

Chantal L’HOIR

Fukushima : bilan de dix années de suivi par l’ACRO

Posted on 

Alors que l’on va commémorer le dixième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’ACRO propose :

Cela fait 10 ans que l’ACRO effectue un suivi de la catastrophe nucléaire à la centrale de Fukushima daï-ichi et de ses conséquences sur un site Internet dédié : Fukushima.eu.org. Avec plus de 2 700 articles, c’est le site francophone le plus complet sur le sujet.

Le bilan chiffré traite :

  • de l’avancement du démantèlement des réacteurs accidentés ;
  • de la gestion de l’eau contaminée ;
  • des travailleurs du nucléaire et des décontamineurs ;
  • de la décontamination dans les territoires affectés par les retombées radioactives et de la gestion des déchets engendrés ;
  • du retour des populations dans les zones évacuées ;
  • de l’impact sanitaire ;
  • du coût de la catastrophe ;
  • de la situation du parc nucléaire japonais.

Résumé de la revue sur les cancers de la thyroïde :

L’ACRO a effectué une revue de la littérature scientifique à propos des cancers de la thyroïde chez les jeunes de Fukushima. Les dernières données publiées font état de 252 cas de cancer suspecté, dont 202 ont été confirmés après une intervention chirurgicale. Mais ces données officielles ne prennent en compte que les cas découverts dans le cadre du suivi sanitaire lancé en 2011 par la province de Fukushima et ne sont donc pas complètes. Il n’est pas possible de connaître le nombre exact de cas.

S’il y a consensus sur le fait que le nombre de cas de cancer de la thyroïde observé est beaucoup plus élevé que ce qui est observé généralement sans dépistage, et ce, dès la première campagne de dépistage, les explications de cette augmentation sont très controversées. L’un des principaux objectifs du suivi en cours, outre de rassurer les familles, est de déterminer si l’exposition à de faibles doses de rayonnements a des effets sur la santé. Cependant, l’ancien directeur du suivi sanitaire de Fukushima, Shunichi Yamashita, a déjà conclu que « bien que les effets sur la santé directement liés à l’exposition aux radiations soient très peu probables dans les circonstances actuelles et les niveaux de radiation à Fukushima, une augmentation des cas de cancer de la thyroïde chez les enfants à Tchernobyl due à l’exposition interne à l’iode radioactif a conduit à exagérer le risque sanitaire des radiations à faibles doses et a également suscité une peur des radiations ». Quels que soient les résultats obtenus, les organisateurs de l’enquête s’en tiennent à cette interprétation.

Plusieurs arguments ont été avancés pour expliquer que les cas de cancer de la thyroïde découverts au cours de la première campagne n’étaient pas le résultat d’une exposition aux radiations après l’accident de Fukushima dai-ichi. Premièrement, une grande part de la population cible a reçu de faibles doses. Cependant, l’UNSCEAR, qui a procédé à une évaluation des doses à la thyroïde, n’exclut pas quelques cas de cancer liés aux radiations. Deuxièmement, la latence prévue pour le cancer de la thyroïde radio-induit est de 4 à 5 ans. Mais la plupart des cancers découverts à partir de la deuxième campagne sont apparus en très peu de temps. Troisièmement, aucun cas de cancer n’a été découvert dans la tranche d’âge la plus jeune, de 0 à 5 ans, au cours de la première campagne. Depuis, plus de 8 cas de ce type ont été découverts lors des campagnes suivantes.

En ce qui concerne les corrélations statistiques avec les doses d’exposition, les données disponibles ne sont pas suffisamment détaillées pour permettre des études précises. Il est intéressant de noter que les études réalisées par les membres du groupe de suivi sanitaire de Fukushima ne trouvent jamais de corrélation avec les doses de radiation, alors que les études réalisées par des chercheurs externes ont trouvé de telles corrélations.

Les arguments avancés pour exclure tout lien avec les retombées radioactives sont contredits par les faits. Si, dix ans après la catastrophe de Fukushima, il n’est toujours pas possible de tirer des conclusions définitives sur les raisons de la forte augmentation du taux de cancer de la thyroïde chez les jeunes de Fukushima, il n’est plus possible d’exclure que des cancers puissent être induits par les radiations.

FacebookTwitterWhatsAppPartager

ET PENDANT CE TEMPS LÀ, À FUKUSHIMA …
http://synradio.fr/fukushima-10-years/
Fukushima, 10 ans
Diffusion radiophonique
du 11 au 24 mars 2020 sur webSYNradio tous les soirs 20h

L’important séisme du 13 février dernier à proximité de Fukushima a pu nous rappeler à quel point la situation est précaire sur le site de la centrale dévastée de Fukushima Daichi.
La problématique de stockage des eaux contaminées reste béante, comme l’ont montrée les fuites occasionnées par ce tremblement de terre.
Par ailleurs, un article récent de la revue « Science and the Total Environment » a démontré tout récemment la dissémination de nouvelles particules hautement radioactives.
Bref, la catastrophe de Fukushima est toujours en cours.
Et le projet Fukushima Open sounds, toujours ouvert, 10 ans après.

En écoute, une sélection des contributions du projet ET PENDANT CE TEMPS LÀ, À FUKUSHIMA:
Janusz Brudniewicz, Furukawa Hideo, Sébastien Job, Monsieur Viande, Ryoko Sekiguchi, Cristian Vogel, Frédéric Mathevet, Masateru Kawakami, Emmanuelle Gibello, François Berchenko, Kenji Kojima, Yoko Higashi,Elisabeth Valetti, Michel Titin-Schnaider, Aurélie Lierman, Dan Charles Dahan, Carl Stone, Dragos Tara, Fred Sonix, Christine Webster, Roxanne Turcotte, Yan Breuleux, Gaël Segalen, Heike Fiedler, Emmanuel Mieville & Patrice Cazelles, Cal Lyall, Lionel Marchetti, Eric Cordier, Joachim Montessuis, Julia Drouhin, Ayako Sato, Tomoko Momiyama, Bérangère Maximin, David Christoffel, Julien Blaine, Richard Pinhas, Salvatore Puglia & Philippe Poirier, Rodolphe Alexis, Yasuaki Shimizu, Aurélien Chouzenoux, Maïa Barouh …

Quelques liens & ressources

Parmi les nombreuses parutions récentes, voici une bibliographie succinte :

– Fukushima, 10 ans après Sociologie d’un désastre par Cécile Asanuma-Brice, Les éditions de la maison des sciences de l’homme.



– Fukushima Chronique d’un accident sans fin, Bertrand Galic & Roger Vidal, Glénat.

Fukushima
                                                  websynradio 2021

– Dans l’oeil de la catastrophe: Créer avec Fukushima, sous la direction de Michaël Ferrier (avec notamment la proposition artistique de Hélène Lucien et Marc Pallain), EditionThierry Marchaisse.

Fukushima
                                                    websynradio 2021

Et un rappel de trois sources essentielles sur Fukushima en français :

– le blog de Pierre Fetet :
http://www.fukushima-blog.com/,

– le groupe FB Fukushima information :
https://www.facebook.com/groups/Fukushima.informations/

– le site de l’ACRO (Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest).
https://www.acro.eu.org